Le rapport du Congrès des Etats-Unis
sur le 11 septembre 2001

Mise à jour: 23/11/2004

Voici les enseignements qu'on peut tirer en France du rapport de la Commission américaine sur le 11 septembre.

 

Table des matières

1.    Caractéristiques du rapport et but de ce texte. 1

1.1  Buts du rapport 2

1.2  Ampleur du travail et importance pour nous Français. 2

1.3  Méthode de travail 3

2.    Ce que le rapport nous apprend. 4

2.1  Une déclaration de guerre. 4

2.2  Aucune négociation n'est possible avec les islamistes. 4

3.    Les mesures à prendre. 5

3.1  Différences entre une guerre traditionnelle et la guerre antiterroriste. 5

3.2  Stratégie de lutte antiterroriste. 6

3.3  Prendre la mesure du danger. 6

3.3.1      Informer le public. 6

3.3.2      Analyser en permanence les menaces pour les anticiper. 7

3.4  Une coopération internationale. 7

3.4.1      Développer le commerce international 9

3.4.2      Des opinions publiques illogiques dans les pays musulmans. 10

3.4.3      Agir sur les opinions publiques. 11

3.4.4      Islam et dons de charité. 12

3.5  Des mesures défensives dans chaque pays. 12

3.5.1      Coopération entre administrations. Responsabilité antiterroriste unifiée. 12

3.5.2      Le rôle de l'informatique. 12

3.5.3      La maîtrise des langues étrangères. 13

3.5.4      Mesures de précaution dans les secteurs privé et public. 13

4.    Le financement du terrorisme. 13

5.    Textes complémentaires. 15

6.    Références et sources. 16

 

1.     Caractéristiques du rapport et but de ce texte

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait environ 3000 morts au World Trade Center, au Pentagone et dans les 4 avions, le Congrès des Etats-Unis a élu le 27/11/2002 une «Commission nationale sur les attaques terroristes». Comprenant 5 membres républicains et 5 membres démocrates, la commission a présidé un groupe de travail ("staff") de 81 personnes. Leur travail, qui a duré un an et demi, a produit le rapport [1] (traduction française: [14]) dont je présente ici les conclusions.

 

La définition des termes suivis d'un astérisque comme califat* et islamiste* figure dans le texte [2], avec une discussion des conséquences pour nous des pratiques correspondantes.

1.1                 Buts du rapport

Le rapport a voulu dire "comment les attentats sont arrivés" et "ce qu'il faut faire à présent". Il a donc voulu:

§           Décrire les terroristes d'al Qaida* qui ont commis les attentats, leurs motivations, leur organisation et leur mode d'action.

(Sur ce sujet, j'ai rédigé séparément une analyse approfondie [2] et une liste d'attentats islamistes* non déjoués, en France et à l'étranger, [3]).

§           Décrire les dysfonctionnements des services de sécurité, administrations et institutions des Etats-Unis qui ont permis aux terroristes de commettre leurs attentats meurtriers.

§           Recommander au Président des Etats-Unis et au Congrès (ensemble constitué par la Chambre des représentants - l'équivalent de notre Assemblée nationale - et du Sénat - équivalent de notre Sénat) des actions pour protéger le pays contre le terrorisme et diminuer le risque d'attentats futurs.

1.2                 Ampleur du travail et importance pour nous Français

Les membres et le staff (91 personnes) ont, en un an et demi:

§           Etudié 2,5 millions de pages de documents et 1000 heures d'enregistrements sonores;

§           Interviewé plus de 1200 personnes dans 10 pays;

§           Recueilli les déclarations de 160 témoins;

§           Rédigé le rapport final [1], de 585 pages A4, dont 157 pages d'annexes. Ce rapport, disponible gratis sur Internet, a été aussi publié sur papier; il est immédiatement devenu un grand succès de vente, parce qu'il est intéressant dans le fond et agréable à lire dans la forme.

 

Peu de Français ont étudié ce rapport, parce qu'il a, pour nous, les inconvénients suivants:

§           Il est monumental parce qu'il faut, en plus de son texte, étudier un certain nombre des centaines de documents qu'il cite en annexe, pour bien comprendre; personnellement, j'y ai passé plusieurs dizaines d'heures.

§           Il est en américain;

§           Il concerne les Etats-Unis, pas la France. Cette opinion est une grave erreur, commise par la plupart des Français, qui ont oublié les nombreux attentats islamistes* commis en France ou contre des Français à l'étranger [3].

Nos compatriotes ont d'autant moins envie de lire ce texte et d'en méditer les enseignements, qu'ils détestent les Américains et ont tendance à les considérer comme responsables du terrorisme qui les attaque.

En outre, les gens ont une tendance naturelle à se désintéresser des souffrances d'autrui et à penser que "cela n'arrive qu'aux autres".

Comme le montre clairement le texte [2], la réalité est que les terroristes islamistes ont déclaré une guerre religieuse mondiale* à ceux qui ne partagent pas leur idéologie religieuse, essentiellement les chrétiens et les juifs, et aux états musulmans qui refusent de devenir des califats* pro-islamistes.

Nous sommes d'autant plus concernés que notre loi sur "le voile islamique" a eu un retentissement négatif important dans le monde musulman. En outre, l'exclusion dont souffrent beaucoup de fils et filles d'immigrés en France, ainsi que leur tendance naturelle à la victimisation, leur rendent l'islamisme* sympathique. Ils commencent par du communautarisme (rappelez-vous la Marseillaise sifflée lors du match de football France-Algérie et le drapeau algérien promené dans le stade) et quelques-uns finissent par suivre un endoctrinement islamiste* qui les conduit aux camps de formation d'al Qaida.

1.3                 Méthode de travail

Je constate que le rapport [1], ce texte-ci et toutes les analyses que je rédige depuis des années, suivent une même méthode de travail: chaque affirmation importante concernant un fait ou un événement est documentée par une référence ou source permettant d'en avoir la preuve ou au moins l'origine, ainsi que des détails. C'est la méthode qu'utilisent tous les chercheurs, la seule qui soit sérieuse.

 

Dans ce texte, la grande majorité des références:

§           Sont regroupées à la fin, alors que dans le rapport [1], très long, elles sont à la fin du chapitre correspondant;

§           Sont accessibles sur Internet à une adresse (URL) fournie; j'ai alors ajouté la date à laquelle j'ai pu télécharger le texte, sauf lorsque le texte est de moi, comme [2] ou [3].

 

Par contre, lorsque le rapport [1] ou un de mes textes tirent des conclusions d'une ou plusieurs de ces affirmations, aucune preuve n'est apportée: c'est au lecteur de juger de la validité du raisonnement ou de l'appréciation formulée.

 

Enfin, je m'efforce de ne prendre en compte que des références qui me paraissent solides, c'est-à-dire émanant de sources sérieuses et dignes de foi. C'est ainsi, par exemple, que je refuse de prendre en compte les affirmations sans preuve, manquant d'objectivité ou injurieuses, comme l'article suivant, publié par Insight on the News le 17/08/2004: «Oozing Venom and Jihad» http://www.insightmag.com/news/2004/08/16/National/Oozing.Venom.And.Jihad-702790.shtml .

2.     Ce que le rapport nous apprend

Je ne résume pas ici le texte [1]. J'en rapporte seulement les points qui sont importants pour nous Français, ceux qui méritent réflexion et une action de nos élus et des pouvoirs publics.

2.1                 Une déclaration de guerre

[1] page 47 et suivantes nous apprend que Ben Laden et ses associés ont pris soin de déclarer la guerre aux Etats-Unis et à leurs alliés par écrit [4] le 23/02/1998, en expliquant leurs griefs et leur intention de tuer. Ils expliquent aussi par écrit leur refus de la démocratie, des droits des femmes, de notre mode de vie, d'un système bancaire moderne où l'argent des épargnants leur rapporte des intérêts, etc. dans les textes [5] et [6].

 

Cette déclaration de guerre a été précédée de plusieurs attentats [3] et suivie de plusieurs autres avant le 11 septembre 2001: les Américains ne pouvaient pas prétendre qu'ils n'avaient pas été avertis.

2.2                 Aucune négociation n'est possible avec les islamistes

Dans les textes [4], [5] et [6], les terroristes excluent toute négociation avec nous. Nous devons:

§           Nous convertir à leur religion (qui est un sous-ensemble de l'islam* destiné à justifier le terrorisme, voir [2]);

§           Adopter leurs institutions moyenâgeuses (le califat* des 7ème et 8ème siècles) en abandonnant la démocratie et en subordonnant la Justice et nos lois à la loi coranique*;

C'est ainsi que Ben Laden nous refuse le droit de faire nos propres lois: pour lui, seul Allah peut faire des lois, les hommes n'ont qu'à les appliquer en les adaptant aux circonstances. Si les hommes font des lois, ils usurpent le pouvoir d'Allah et méritent la mort. Voir [7].

§           Changer nos modes de vie sur de nombreux points;

§           Abandonner l'égalité entre hommes et femmes, etc.

 

Si nous refusons leurs conditions, ils nous tueront, sans faire de distinction entre militaires et civils. Ils se glorifient de leurs victoires sur les Russes en Afghanistan, les Américains en Somalie, la démocratie espagnole après le désaveu d'Aznar qui a suivi l'attentat de Madrid, etc. Tout recul de notre part, toute tentative de négocier, seront interprétés comme de la faiblesse.

 

En outre, pour qu'une négociation soit possible, il faut que les deux parties aient des valeurs communes pouvant servir de point de départ. Malheureusement, il n'y en a pas, pas même le respect de la vie: Ben Laden conteste toutes nos valeurs et nous rejetons toutes celles des islamistes.

 

Nous n'avons donc pas d'autre choix que de combattre le terrorisme, partout dans le monde, et de trouver des mesures préventives contre les circonstances politiques et économiques qui en favorisent le recrutement.

3.     Les mesures à prendre

3.1                 Différences entre une guerre traditionnelle et la guerre antiterroriste

Le rapport [1] pages 361-362 explique la différence entre les guerres traditionnelles et la guerre antiterroriste. La stratégie antiterroriste et anti-"Etats voyous" des Etats-Unis est expliquée dans le dossier [8], qu'il est d'autant plus recommandé de parcourir que les médias français en ont peu parlé, malgré son extrême importance.

§           La guerre traditionnelle met en présence des armées organisées, identifiables par satellite et respectant plus ou moins les règles de la guerre et la Convention de Genève. Dans la guerre antiterroriste, nos ennemis n'ont pas d'armée mais des petits groupes très difficiles à repérer. Et les terroristes ne respectent ni aucune règle morale, ni leur propre parole quand ils s'engagent.

§           Dans la guerre traditionnelle, les menaces apparaissent lentement, donnant à l'agressé le temps de réagir. Les terroristes, eux, attaquent sans prévenir, souvent sans qu'on ait pu détecter leur préparation d'attentat. C'est pourquoi il est indispensable de faire aux états qui les abritent une guerre préventive, comme l'explique le dossier [8].

§           Les états participant à une guerre traditionnelle risquent des destructions, par exemple par des bombardements. Ils sont donc sensibles à des arguments dissuasifs: armes nucléaires, etc. Les terroristes n'ont pas d'état et ne risquent que leur vie, qu'ils sont prêts à sacrifier. Ils ne sont donc sensibles à aucune menace. Les seules manières d'empêcher leurs attentats sont de les détecter avant et de disposer de mesures de précaution efficaces, ce qui est aléatoire et coûteux.

Le rapport [1] page 169 nous apprend que le coût pour al Qaida de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre a été de 400.000 à 500.000 dollars. Il est intéressant de comparer ce coût modeste aux budgets débloqués par les Etats-Unis pour compenser les conséquences de ces attentats (page 327): 20 milliards de dollars pour la ville de New York, plus 20 milliards de dollars dans le reste du pays. Et il faut y ajouter les dépenses antiterroristes annuelles des diverses administrations: 193 milliards de dollars (page 361: 547G$ - 354G$). La conséquence pour la France et l'Union européenne est évidente: il faut absolument répartir les dépenses de la lutte antiterroriste entre les divers pays, pour éviter les redondances et disposer de suffisamment de crédits.

§           Un pays ennemi potentiel dans une guerre traditionnelle peut être affaibli par des sanctions internationales, comme un embargo qui réduit ses achats d'armes et affame son peuple; c'était le cas de l'Irak de Saddam Hussein. Le terrorisme islamiste, au contraire, trouve un terrain d'autant plus favorable dans une population musulmane que celle-ci est pauvre; et si cette pauvreté vient d'un embargo, elle en rend responsables les pays qui imposent l'embargo, si ceux-ci ne sont pas musulmans, même si, en réalité, la responsabilité en incombe à leur propre régime tyrannique.

Dans leur immense majorité, les peuples musulmans ont été incapables, à ce jour, de se doter de régimes non-tyranniques, non-corrompus. Ils ont aussi été incapables d'atteindre un niveau de vie décent. Ce n'est pas l'Occident qui est responsable de ces régimes et de cette misère, mais les musulmans l'en accusent en refusant d'accepter leur propre responsabilité. Ah si plus de pays musulmans pouvaient suivre la voie de la Turquie, qui a beaucoup progressé et sépare assez bien Etat et religion!

Dans le meilleur des cas, il faudra des décennies pour que ces pays progressent vers la démocratie, l'état de droit et le bien-être matériel, qui sont inséparables. La Turquie, par exemple, a commencé avec Ataturk en 1923. Et ils ne pourront y parvenir qu'en suivant moins strictement les préceptes religieux, qui devraient n'être que des guides spirituels. Voir [9].

§           L'enjeu d'une guerre traditionnelle est, en général, une conquête de territoire et de ressources économiques, ou une domination politique. La guerre contre les terroristes islamistes a pour enjeu l'existence même de notre mode de vie, avec nos valeurs, nos institutions démocratiques et nos religions, et la protection des vies et des biens de nos citoyens.

3.2                 Stratégie de lutte antiterroriste

Le rapport [1] page 363 définit les trois piliers d'une stratégie de lutte antiterroriste:

§           Attaquer les terroristes et leurs organisations;

§           Empêcher la croissance continue du terrorisme islamiste;

§           Nous préparer aux attaques terroristes et nous protéger contre elles.

 

Le succès à long terme d'une telle stratégie nécessite la mise en oeuvre de tous les éléments du pouvoir national: la diplomatie, le renseignement, les actions secrètes, la protection de l'état de droit, la politique économique, l'aide aux pays étrangers, la communication avec le public et la défense du territoire.

3.3                 Prendre la mesure du danger

3.3.1             Informer le public

La lutte contre le terrorisme demande des efforts coûteux en argent et en vies humaines. Dans une démocratie, de tels efforts ne peuvent être consentis par le peuple que s'il comprend les enjeux et approuve les actions proposées. Le rapport [1] en parle page 341.

 

Or tout gouvernement en place a tendance à minimiser les problèmes comme le mécontentement, pour des raisons strictement électoralistes. Il ne communique donc jamais à temps sur un danger, il attend systématiquement qu'il soit trop tard.

 

L'exemple en France du financement des retraites et de l'assurance maladie est éloquent à cet égard. Concernant les problèmes d'insécurité (vols, agressions, etc.), si les chaînes de télévision n'avaient pas fait une véritable campagne de sensibilisation fin 2000 et début 2001, le gouvernement de gauche de l'époque n'en aurait rien dit, ce problème ne serait pas devenu un enjeu électoral majeur et le résultat des élections aurait été différent.

 

Autre exemple: le rapport [1] cite de nombreuses tentatives de M. Richard Clarke, responsable du contre-terrorisme des présidents Clinton puis Bush (Clarke est cité 445 fois dans le rapport!), d'attirer l'attention sur la gravité des menaces terroristes, sans jamais réussir à obtenir d'action concrète; le problème terroriste n'étant pas perçu comme grave par le public américain avant le 11 septembre 2001, les gouvernements successifs n'ont pas fait grand-chose, permettant ainsi la survenance des attentats du 11 septembre.

 

Il est donc important que le gouvernement et les médias prennent l'initiative d'informer le public de la nature et des dangers du terrorisme, sans attendre qu'un attentat spectaculaire se produise. Et cette information doit être suivie d'un débat sur les mesures à prendre, pour que celles-ci puissent ensuite être acceptées, avec les sacrifices qu'elles impliquent.

 

A part l'acceptation de mesures et de sacrifices, un public bien informé peut coopérer avec les administrations contre-terroristes, par exemple en les renseignant. Et il accepte mieux les intrusions dans la vie privée de chacun qui résultent de la multiplication des contrôles de sécurité.

 

Bien entendu, il faut que le gouvernement ait étudié le problème avant d'en parler au public, pour que les informations qu'il diffuse et les mesures qu'il préconise soient réalistes et adaptées aux menaces.

3.3.2             Analyser en permanence les menaces pour les anticiper

Au lieu d'attendre qu'un nouvel attentat ait fait des victimes pour l'analyser et en tirer des conséquences, le rapport [1] préconise pages 342, 343 et suivantes, la mise en place d'un service public d'analyse permanente des menaces terroristes. Un tel service centraliserait les renseignements pour essayer de prévoir quelles infrastructures protéger, quelles menaces signaler au gouvernement pour qu'il agisse, etc. Alors qu'aucune administration n'a tendance à imaginer les malheurs possibles (sauf, bien sûr le Ministère de l'Ecologie!), ce service "institutionnaliserait" l'imagination.

 

Page 346, le rapport [1] propose même une approche en quatre points:

1.    Réfléchir à la manière dont des attaques surprises pourraient être lancées;

2.    Identifier des "indicateurs de menace" significatifs qualifiant les possibilités ou événements les plus dangereux;

3.    Recueillir et centraliser les informations sur la valeur de ces indicateurs partout où c'est possible;

4.    Adopter des mesures qui empêchent la survenance des événements les plus dangereux, ou qui au moins en avertissent le plus tôt possible.

3.4                 Une coopération internationale

Le terrorisme islamiste est un phénomène international. Les terroristes voyagent beaucoup pour se former, pour les études de terrain préalables aux attentats, pour participer à des réunions de coordination et pour aller commettre les attentats eux-mêmes.

 

On ne peut lutter contre eux sans une coopération internationale. Celle-ci suppose:

§           L'envoi immédiat de renseignements par un pays qui les a à ceux à qui ils peuvent être utiles. Il doit en prendre l'initiative, car les pays susceptibles d'utiliser ces renseignements peuvent ne même pas savoir qu'ils existent.

§           La réponse immédiate d'un pays aux demandes de renseignements d'un autre.

§           La mise en place d'un système mondial de contrôle d'identité des gens qui voyagent et franchissent les frontières, avec un passeport informatisé infalsifiable contenant des données biométriques.

Le rapport [1] page 383 contient le passage suivant:

"Plus de 500 millions de personnes traversent chaque année les frontières des Etats-Unis aux points de passage officiels, dont environ 330 millions d'étrangers. Au moins 500.000 de plus entrent illégalement ou restent après l'expiration de leur permis de séjour. Le défi pour la sécurité nationale en ces temps de terrorisme est d'empêcher le tout petit nombre de gens qui présentent des risques graves d'entrer ou de rester aux Etats-Unis sans être détectés."

Page 390 on trouve:

"Aujourd'hui plus de 9 millions de personnes séjournent aux Etats-Unis sans être passées par le système légal d'immigration."

§           La coopération financière, pour bloquer des comptes ou fournir des renseignements sur les comptes et mouvements de fonds des terroristes.

§           Un mandat d'arrêt international, permettant à un pays d'obtenir des autres qu'ils arrêtent des terroristes recherchés.

§           Une assistance juridique, permettant à un pays d'obtenir des autres les preuves nécessaires à un verdict de culpabilité lors d'un procès.

§           Un système international d'identification des marchandises qui transitent, par exemple par containers, pour accélérer leur contrôle à l'entrée d'un pays. Le problème est d'empêcher les transferts d'armes, notamment d'armes de destruction massive. Il permettra aussi de freiner les transports de drogues.

§           Une politique commune de développement des actions de formation dans les pays musulmans, pour remplacer autant que possible la formation basée sur le Coran par une formation religieusement neutre, non haineuse et économiquement utile.

Le rapport [1] page 378 recommande:

"Le gouvernement des Etats-Unis devrait proposer de s'associer à d'autres pays, pour soutenir généreusement un nouveau Fonds international pour la jeunesse. L'argent recueilli serait dépensé directement pour construire et animer des écoles primaires et secondaires dans les pays musulmans qui s'engagent à des investissements sages de leurs propres fonds en enseignement."

Au delà de la formation, il faut une politique de communication concertée pour que, de partout dans le monde, des messages de tolérance, de paix, d'amitié, parviennent aux habitants des pays musulmans. Il faut développer dans ces pays des chaînes de télévision éducative et politiquement honnêtes et l'accès à Internet sans censure.

§           La politique commune de formation et d'information ci-dessus doit être complétée par une modification de la Charte des Nations unies prévoyant un droit d'ingérence internationale pour lutter contre le sous-développement, la maladie, la guerre et le terrorisme.

 

Il faut aussi identifier les pays qui abritent les terroristes, leurs sanctuaires ([1] page 367) puis agir pour éliminer ces sanctuaires, avec l'aide de ces pays.

 

Plus généralement, il faut aider les pays qui ont été ou peuvent devenir ou redevenir des sanctuaires à lutter contre l'installation et la pérennisation de camps terroristes; c'est le cas du Pakistan, de l'Afghanistan, de la Somalie, etc. L'aide doit être économique, militaire, porter sur l'enseignement, etc. Comme le remarque [1] pages 374-375, il est indispensable de bloquer la formation religieuse anti-occidentale, pour que le nombre de terroristes potentiels ainsi formés chaque année ne soit pas largement supérieur au nombre que les pays victimes arrêtent. C'est d'autant plus important que la protection contre un attentat qui coûte un million aux terroristes, coûte des milliards en protection puis réparation à leurs victimes.

 

Le rapport [1] page 379 contient la recommandation suivante:

"Les Etats-Unis devraient inciter d'autres pays à développer une stratégie complète de coalition contre le terrorisme islamiste. Il y a plusieurs institutions multilatérales où ces problèmes devraient être abordés. Mais les politiques les plus importantes devraient être discutées et coordonnées au sein d'un groupe de contact souple de gouvernements leaders de la coalition. C'est ainsi qu'on peut développer des stratégies communes pour contrôler les voyages des terroristes ou pour éliminer les lieux où ils peuvent trouver refuge."

[Je note ici l'absence des Nations unies, qui ne sont pas citées. A l'évidence, les Etats-Unis considèrent qu'une telle institution, où les gouvernements non-démocratiques et/ou corrompus sont majoritaires, à l'Assemblée générale comme au Conseil de sécurité, n'est pas assez efficace et pas assez légitime (voir [10]: "Légitimité de l'ONU: la France en fait trop!")].

3.4.1             Développer le commerce international

Dans le rapport [1] page 378 on lit ceci:

"Le terrorisme ne vient pas de la pauvreté. En réalité, de nombreux terroristes sont issus de familles relativement aisées. Les conditions favorables au terrorisme sont la perte d'espoir, l'effondrement de la société et la fragmentation d'un pays. Les politiques économiques rétrogrades et les régimes politiques répressifs deviennent peu à peu des sociétés sans espoir, où l'ambition et la passion n'ont pas d'issue constructive.

        Les politiques qui supportent le développement et les réformes économiques ont aussi des retombées politiques. Les libertés économiques et politiques ont tendance à être liées. Le commerce, et en particulier le commerce international, a besoin d'une coopération et de compromis continus, de l'échange des idées à travers les barrières culturelles, et du règlement pacifique des différents par la négociation et le respect de la loi. La croissance économique développe la classe moyenne, base de réformes supplémentaires. Les économies qui réussissent sont basées sur des secteurs privés dynamiques, qui ont intérêt à voir baisser l'ingérence de l'Etat. Les gens qui prennent l'habitude de maîtriser leur propre destinée économique se mettent rapidement à vouloir une part du pouvoir de gestion de leurs communautés et de leurs société politique.

        Le gouvernement des Etats-Unis a annoncé vouloir progresser vers une zone de libre-échange du Moyen-Orient, MEFTA, d'ici 2013. Les Etats-Unis ont cherché à conclure des accords étendus de libre-échange (FTA) avec les pays du Moyen-Orient les plus engagés sur la voie des réformes. L'accord FTA avec Israël a été conclu en 1985 et le Congrès a approuvé un accord FTA avec la Jordanie en 2001. Ces deux accords ont développé le commerce et les investissements, encourageant de ce fait des réformes économiques. En 2004, de nouveaux accords FTA ont été signés avec le Maroc et Bahreïn et attendent l'accord du Congrès."

3.4.2             Des opinions publiques illogiques dans les pays musulmans

Tous les sondages d'opinion dans les pays musulmans montrent l'impopularité considérable des Etats-Unis et sa croissance ([1] pages 374-375). Les gens qui soutiennent fermement Ben Laden sont impossibles à persuader de changer d'avis.

 

A mon avis, l'illogisme des opinions de trop nombreux musulmans vient d'amalgames encouragés par les médias et les prêches dans les mosquées. Exemples:

§           "Il est plus riche que nous et c'est un étranger, donc c'est un juif ou un Américain, car ces gens-là sont propriétaires des banques et des grandes entreprises". Variante rencontrée en France: "il habite Neuilly, donc il est riche, donc il est juif".

§           "Il exprime des opinions ultralibérales" (plus personne, à gauche, n'utilise le mot «libéral», tombé en désuétude car trop faible), "donc c'est un capitaliste, donc c'est un juif".

[Qui à gauche se souvient que les communistes Karl Marx et Léon Trotsky étaient juifs et pauvres?]

§           "C'est un Anglais, donc un ami des Américains, qui sont amis des Israéliens, qui volent et assassinent des Palestiniens. Il faut le tuer".

§           "Cette femme est blonde, elle porte une jupe et ne porte pas de voile. Donc c'est une putain. On peut donc la violer et il faut de toute façon la punir".

 

L'illogisme des opinions de trop nombreux musulmans vient aussi de leur faible niveau d'instruction: ils savent trop peu de choses pour raisonner correctement et dominer leurs pensées instinctives. C'est ainsi que [1] page 376 signale que:

§           40% des Arabes adultes sont illettrés, les deux tiers de ces illettrés étant des femmes.

§           Moins de 2% de la population arabe peut accéder à Internet.

§           Un tiers des habitants du Grand Moyen-Orient vit avec moins de 2 dollars par jour.

§           Ne croyant pas dans l'avenir de leur pays, la majorité des jeunes Arabes veut émigrer, particulièrement en Europe.

 

Pour plus de détails sur la situation des pays arabes et son impact sur le terrorisme islamiste, voir l'analyse [2].

 

Le rapport [1] page 376 compare le terrorisme islamiste avec le monde occidental en ces termes:

"Pour les parents musulmans, les terroristes comme Ben Laden ne peuvent rien offrir à leurs enfants que des perspectives de violence et de mort. L'Amérique et ses amis ont un gros avantage: nous pouvons offrir à ces parents des perspectives d'un avenir meilleur pour leurs enfants."

"Cette vison de l'avenir devrait montrer la vie au lieu de la mort, ainsi que des opportunités de progrès individuel, de formation et de progrès économique. Elle devrait promettre une participation à tous les aspects de la vie politique et refuser la violence aveugle. Elle implique l'état de droit, la possibilité de débattre ouvertement, et la tolérance à l'égard des points de vue divergents."

 

Page 377, le rapport fait une recommandation:

"Lorsque dans un pays musulman, même ami, le gouvernement ne respecte pas ces principes, les Etats-Unis doivent agir pour un avenir meilleur. La guerre froide nous a appris que les avantages à court terme d'une coopération avec les gouvernements répressifs et brutaux se payaient trop souvent par des reculs de l'image de l'Amérique et des dommages pour ses intérêts."

[Quel désaveu que cette phrase pour la politique américaine à l'égard de régimes dictatoriaux, comme ceux des colonels au Chili ou du dictateur Batista à Cuba! Comme la France devrait en prendre de la graine, en Afrique et ailleurs!

Cette prise de position américaine, on ne peut plus officielle et mûrement réfléchie, justifie une forme d'ingérence pacifique dans les affaires intérieures de nombreux régimes dictatoriaux, musulmans ou non. Elle revient à affirmer qu'à long terme la vérité et la morale triomphent toujours en politique, et que l'intérêt bien compris de l'Amérique est de travailler à cette victoire-là, pas à un avantage tactique sans lendemain obtenu en se rangeant au côté des forces du mal.]

3.4.3             Agir sur les opinions publiques

Les gouvernements doivent veiller à ce que les campagnes de presse qui propagent à tort une idée négative, inamicale, d'un autre pays ou d'un groupe de pays soient contrées par des déclarations officielles répétées des membres du gouvernement. C'est ainsi qu'aux Etats-Unis, comme le suggère [1] pages 373-374, il faut que le gouvernement dise clairement que l'Arabie Saoudite n'est plus aujourd'hui le berceau de terroristes qu'elle était jusqu'en 2001, qu'elle a renié Ben Laden et l'a déchu de sa nationalité, qu'elle a supprimé plus de 1000 postes d'enseignement de religieux qui prêchaient la haine des Américains et des juifs, qu'elle a elle-même subi des attentats d'al Qaida et combat ses terroristes, etc. Et en Arabie Saoudite, une action symétrique de longue durée est aussi nécessaire. Car tous les états organisés doivent être unis contre le terrorisme islamiste, leur ennemi commun.

3.4.4             Islam et dons de charité

Quelques mots sur la charité "zakat"

Voir ../Religion/Terrorisme-islamiste.htm#zakat

 

Voir aussi le mécanisme de transfert international secret de fonds utilisé par les terroristes islamistes sous le nom de "hawala" [13].

L'argent des terroristes islamistes

Sachant que la plus grande partie des fonds utilisés par les terroristes provient de dons "zakat", il faut encourager les pays musulmans à contrôler les flux financiers correspondants, comme l'Arabie Saoudite a commencé à le faire ([1] page 372).

 

Il faut aussi faire en sorte que ces fonds ne financent pas l'envoi dans nos pays de religieux islamistes qui utiliseraient leurs prêches pour propager l'islamisme et recruter des candidats au terrorisme. La France a un gros effort à faire en ce domaine, pour exiger que tous ceux qui prêchent parlent français et se sont engagés à respecter nos lois et à ne pas propager l'islamisme; elle doit également évaluer la compétence religieuse de ces prêcheurs, comme le Conseil Français du Culte Musulman propose de le faire. En effet, la religion musulmane n'a pas prévu de "test de compétence religieuse" et n'importe qui peut s'autoproclamer mollah (dignitaire religieux ou politique) puis prêcher, s'il trouve des fidèles pour l'écouter et le respecter.

3.5                 Des mesures défensives dans chaque pays

3.5.1             Coopération entre administrations. Responsabilité antiterroriste unifiée

Dans chaque pays menacé, il y a de nombreuses administrations concernées: services de renseignements intérieur et extérieurs, police de l'air et des frontières, justice, armées, Banque de France, etc. Il faut organiser la coopération de ces administrations pour se communiquer les renseignements, utiliser une base de données commune sur le terrorisme et disposer d'un commandement unifié pour réagir le plus vite et le plus efficacement possible en cas de menace.

 

La tendance naturelle des fonctionnaires d'une administration donnée est de considérer qu'un problème comme le terrorisme, avec ses multiples facettes, doit être traité par d'autres. Il faut changer cette culture de la responsabilité limitée, en mettant en place les actions d'information et les circuits de décision nécessaires.

 

Le rapport [1] page 353 décrit la tendance naturelle des administrations à ne pas coopérer, même lorsque chacune croit s'occuper du problème, en ces mots:

"The agencies are like a set of specialists in a hospital, each ordering tests, looking for symptoms, and prescribing medications. What is missing is the attending physician [le généraliste] who makes sure they work as a team."

3.5.2             Le rôle de l'informatique

En plus d'une base de données centralisant les informations utiles à la lutte antiterroriste, il faut disposer d'un logiciel qui effectue les rapprochements entre informations nécessaires pour détecter rapidement des informations éparses qui constituent un tout significatif, précurseur d'une menace.

3.5.3             La maîtrise des langues étrangères

Le rapport [1] page 92 constate que:

"The total number of undergraduate degrees granted in Arabic in all U.S. colleges and universities in 2002 was six"

c'est-à-dire qu'en tout et pour tout, les Etats-Unis n'ont formé en 2002 que 6 personnes ayant un diplôme en langue arabe!

 

Sachant que, de toute manière, ils ne disposaient que d'un nombre insignifiant de gens parlant cette langue et disponibles pour les services de renseignement extérieur (CIA), intérieur (FBI, services antiterroristes NCTC, CSG et CTC, etc.) et les forces d'occupation en Irak, on a la certitude que les Etats-Unis ont décidé d'envahir l'Irak en 2003 sans disposer de spécialistes capables de comprendre ce pays, son peuple, son histoire, le Coran, etc. Ils ne pouvaient donc guère obtenir des renseignements sur place, ni analyser ceux qu'ils obtenaient, par exemple dans des documents ou en écoutant les conversations téléphoniques. Après la victoire, ils ne pouvaient administrer l'Irak que par Irakiens anglophones interposés, en supposant qu'ils soient dignes de confiance. Ce manque de réalisme est ahurissant, irresponsable!

 

Aujourd'hui, le problème reste posé concernant le terrorisme islamiste, dont la langue interne est l'arabe. Et les Américains n'ont pas, non plus, de nationaux parlant les langues des tribus du Pakistan occidental et de l'Afghanistan. Comment alors intervenir efficacement contre les terroristes et dans ces pays?

 

Je ne sais pas de quels spécialistes la France dispose, mais je sais que le gouvernement américain a lancé des offres de recrutement d'arabophones. Peut-être la France devrait-elle en faire autant et participer à un pool européen de compétences linguistiques, destiné aux luttes contre le terrorisme et la drogue?

3.5.4             Mesures de précaution dans les secteurs privé et public

Le rapport [1] page 398 propose:

"Les procédures de préparation [aux attentats] des secteurs public et privé devraient comprendre: (1) Un plan d'évacuation; (2) Un système de communications adéquat; (3) Un plan de continuité de fonctionnement."

4.     Le financement du terrorisme

Source: "Monograph on Terrorist Financing" [11], publié par le staff de la Commission du 11 septembre le 22/08/2004.

 

Voici ce qu'on peut en retenir.

 

Page 2

"Le suivi à la trace des opérations financières d'al Qaida s'est avéré très efficace pour trouver les terroristes impliqués dans l'attentat et ceux qui ont fourni une aide logistique. Ce sera une bonne approche pour gêner de futurs attentats."

 

Page 3

Les terroristes du 11 septembre ont utilisé des établissements financiers américains pour y déposer leur argent, le transférer et le retirer. Ils ont:

§           Déposé de l'argent dans des comptes américains, avec des transferts électroniques et des dépôts en espèces ou des chèques de voyage apportés de l'étranger;

§           En outre, plusieurs terroristes avaient de l'argent dans des comptes à l'étranger, auxquels ils accédaient depuis les Etats-Unis avec des distributeurs de billets et des transactions avec carte de crédit;

§           Les terroristes ont reçu de l'argent de réseaux de soutien en Allemagne et aux Emirats Arabes Unis, ou directement de Khalid Sheikh Mohamed lors de passages au Pakistan avant d'arriver aux Etats-Unis.

 

Les terroristes ont dépensé de l'argent surtout pour des cours de pilotage, des déplacements et des frais de séjour tels que hôtels, nourriture, voitures et assurance automobile.

 

Avant le 11 septembre 2001, les contrôles financiers étaient conçus pour détecter le blanchiment d'argent de la drogue; ils ne pouvaient donc pas détecter ou empêcher les transactions des terroristes.

Collecte des fonds d'al Qaida

Page 4

Ben Laden n'a pas disposé de sommes considérables provenant de sa fortune personnelle, contrairement à ce que pensaient certains. Il n'a jamais pu utiliser les $300 millions dont on a parlé (page 20).

 

Al Qaida recevait environ $30 millions par an provenant de dons de charité (zakat, détails à la page ../Religion/Terrorisme-islamiste.htm#zakat ) ainsi que d'intermédiaires qui recueillaient l'argent de donneurs, consentants ou non, essentiellement dans la région du Golfe.

 

Les Etats-Unis ne sont pas et n'ont jamais été (contrairement à ce que pensaient certains) une source substantielle d'argent pour al Qaida [même au temps de la lutte contre l'URSS en Afghanistan]. Il se peut, toutefois, que des fonds collectés aux Etats-Unis soient parvenus à al Qaida et des groupes affiliés.

 

Avant le 11 septembre, le poste de dépenses le plus important d'al Qaida était le financement des Talibans, estimé à environ $20 millions par an [pour payer l'utilisation des camps d'Afghanistan].

La situation actuelle du contrôle des transferts de fonds d'al Qaida

Pages 6-7

Le FBI, qui a créé un service spécial, et la CIA ont fait des efforts considérables pour recueillir et partager les données nécessaires. Mais la coopération avec des gouvernements étrangers reste imparfaite, ainsi que le recueil de preuves utilisables en justice pour faire condamner des suspects et saisir des fonds.

 

Les attentats du 11 septembre ont mobilisé la communauté internationale, qui a créé un système de lois suite à la résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces lois permettent de geler les avoirs des terroristes et de ceux qui les aident. Des institutions internationales comme la "Financial Action Task Force" ont commencé à mettre en place des normes financières antiterroristes destinées aux établissements financiers.

 

Pages 9-10

Dans de nombreux cas, il apparaît que des ONG ou des personnes qui collectent des fonds pour les causes islamiques* ont une idéologie islamiste*, et sont liés aux terroristes par des connaissances communes, des affiliations, des liens historiques, des communications téléphoniques, etc. La difficulté est alors de prouver leurs liens effectifs avec des actions terroristes.

Blocage économique de l'activité d'al Qaida

Page 15

Le Département (ministère) de la Justice a créé un service pour coordonner un effort national pour poursuivre les responsables du financement terroriste. Ce service reçoit aujourd'hui régulièrement des informations du FBI sur les collectes de fonds terroristes aux Etats-Unis.

Coopération interministérielle

Le NSC (National Security Council) est bien placé pour conduire l'intégration stratégique des efforts contre le financement terroriste avec le contre-terrorisme en général.

Logiciels de détection de mouvements financiers suspects

Il existe des logiciels efficaces pour détecter les mouvements de blanchiment d'argent, mais il serait difficile ou même impossible d'en créer un pour les mouvements liés au terrorisme.

Les banques peuvent aider à combattre le terrorisme

§           En utilisant un système soigné d'identification des gens qui ouvrent des comptes;

§           En gardant la trace des mouvements de fonds dans une base de données rapidement accessible avec les autorisations nécessaires

 

 

 

Daniel MARTIN

 

 

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5.     Textes complémentaires

§           Démocratie et connaissance des religions : les bases de la religion et de l'histoire des musulmans nécessaires pour les comprendre (18 pages A4)

§           L'identification des terroristes islamistes (2 pages A4)

§           Le terrorisme islamiste : idéologie, exigences et attentats (analyse approfondie - 36 pages A4)

§           La religion musulmane et le terrorisme (partie d'une analyse de 45 pages A4)

§           L'évolution de l'islam, une interview décapante de Mohamed Ibn Guadi (4 pages A4)

§           L'Islam en France (1 page A4)

§           Les attentats islamistes, dans le monde et en France (liste de 4 pages)

§           L'Espagne rejoint l'Europe des capitulards devant Al Qaida (2 pages A4)

§           Fondamentalisme musulman, un sujet que la télévision n'ose aborder (3 pages A4)

§           Irak, Afghanistan : la démocratie impossible (28 pages A4)

§           Le rapport du Congrès des Etats-Unis sur le 11 septembre 2001
et ce qu'on peut en tirer en France
(17 pages A4)

§           Adhésion de la Turquie : le pour et le contre (38 pages A4)

 

 

6.     Références et sources

[1]   Rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes, «The 9/11 Commission Report» http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf  téléchargé le 24/07/2004.

 

[2]   "Le terrorisme islamiste: idéologie, exigences et attentats", analyse approfondie de ses fondements religieux et idéologiques, ainsi que des contextes politiques et économiques où il naît et les graves menaces qu'il fait peser sur notre société ../Religion/Terrorisme-islamiste.htm . Il est vivement recommandé de lire ce texte-là avant celui-ci, qui y fait fréquemment référence.

 

[3]   "Attentats islamistes", liste d'attentats (31 à l'étranger, 21 en France) commis depuis 1983 ../Religion/Attentats-islamistes.htm .

 

[4]   "Osama Bin Laden's 1998 Fatwa": déclaration de guerre d'al Qaida du 23/02/1998, http://www.mideastweb.org/osamabinladen2.htm , page téléchargée le 13/08/2004

 

[5]   "Osama Bin Laden's Jihad":  http://www.mideastweb.org/osamabinladen1.htm , page téléchargée le 13/08/2004.

 

[6]   "Hunting Bin Ladin", émission diffusée par la chaîne de télévision publique non commerciale PBS en mai 1998: voir la page http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/binladen/who/interview.html , téléchargée le 13/08/2004.

 

[7]   "Bin Laden's 'letter to America", publiée dans The Observer du 24/11/2002, téléchargée le 15/08/2004 de la page http://observer.guardian.co.uk/worldview/story/0,11581,845725,00.html

Cette lettre est une longue suite d'accusations très graves et injurieuses des Etats-Unis. Voir [2].

 

[8]   Dossier "La stratégie de sécurité des Etats-Unis" ../US/StrategieSecuriteUS.htm . Ce dossier permet de comprendre la stratégie de guerre préventive des Etats-Unis utilisée, par exemple, contre l'Irak, la stratégie de guerre antiterroriste, etc.

 

[9]   Analyse "Irak, Afghanistan: la démocratie impossible" ../Politique/Irak-Afghanistan-la-democratie-impossible.htm

 

[10] "Légitimité de l'ONU: la France en fait trop!" ../US/Legitimite-ONU.htm

 

[11] "Monograph on Terrorist Financing" publié par le staff de la Commission du 11 septembre le 22/08/2004, téléchargé le 23/08/2004 de la page http://www.9-11commission.gov/report/911_TerrFin_Monograph.pdf

 

[12] "9/11 and Terrorist Travel" téléchargé le 23/08/2004 de la page http://www.9-11commission.gov/report/911_TerrTrav_Monograph.pdf

 

[13] "USA PATRIOT ACT" (extrait définissant les transferts d'argent par "hawala") téléchargé le 23/08/2004 de http://www.fincen.gov/hawalarptfinal11222002.pdf

Le "hawala" est un mécanisme de transfert par compensation, sans mouvement effectif d'argent, donc très difficile à repérer. Celui qui veut envoyer de l'argent, appelé "A", le donne à un premier intermédiaire, dans son propre pays, qui lui remet en échange un code de transaction (simple chaîne de caractères identifiant la transaction). A envoie alors ce code au destinataire des fonds, "B", par téléphone, message, etc. De son côté, le premier intermédiaire en contacte un second, dans le pays du destinataire, en l'informant de la transaction. B contacte alors le second intermédiaire et obtient les fonds en échange du code de transaction.

 

Les intermédiaires prélèvent une petite commission et se chargent de la compensation effective des montants transférés, en utilisant les transferts en sens opposé, les paiements de fausses factures, la contrebande, etc.

 

Le hawala, basé sur la confiance dans les intermédiaires, n'est pas le seul mécanisme de transfert international de fonds en dehors du réseau bancaire officiel. Les montants transférés chaque année dans le monde représentent des dizaines de milliards de dollars, la majorité étant légitimes. Ces transferts "informels" (voir [13] page 5) sont autorisés dans certains pays et interdits dans d'autres. Les Américains sont favorables à l'autorisation des transferts, parce qu'elle donne aux autorités une chance de les repérer, ainsi que leurs émetteurs et destinataires.

 

[14] Traduction française du rapport américain [1]:

"11 septembre - Rapport de la Commission d'enquête. Rapport final de la Commission"   (Editions des Equateurs) - Prix: 23€

 

 

 

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