La culture arabe ennemie de la démocratie

Mise à jour : 18/09/2007

Ce texte explique comment et pourquoi la culture d'un peuple détermine son aptitude à la croissance économique et à la démocratie. L'exemple de l'Irak est analysé pour illustrer le propos et en tirer les conséquences concernant le retrait des armées étrangères d'occupation et les risques de développement du terrorisme.

 

Table des matières

1.    Définitions et notions utilisées dans ce texte. 2

1.1  Valeur. 2

1.2  Culture. 2

1.2.1      Morale. 3

1.3  Inversion de valeurs. 4

1.4  Exemples importants pour la suite de ce texte. 4

1.5  Différences entre culture et religion.. 4

2.    La résistance au changement 5

2.1  Attitudes. 5

2.2  Croyances. 5

2.3  Valeurs. 5

2.4  Attitude face à une difficulté. 6

2.4.1      Culture de type Europe du Nord.. 6

2.4.2      Culture de type latin.. 6

2.4.3      Culture de type arabe. 7

3.    La responsabilité des cultures. 8

3.1  Pays de l'Europe du nord.. 8

3.2  Pays musulmans. 8

3.2.1      Culture de méfiance et d'hostilité transmise aux enfants. 9

3.2.2      L'éducation des enfants dans les pays arabes selon les Nations unies. 10

3.2.3      L'école de la haine. 11

3.2.4      Le non-respect des engagements. 11

3.2.5      Une indifférence aux massacres complice des terroristes. 11

3.3  Culture et nature humaine. 12

3.4  Influence de la culture sur l'économie et la démocratie. 12

3.4.1      La culture des pays d'Europe du Nord.. 13

3.4.2      La culture des pays latins d'Europe occidentale et centrale. 13

3.4.3      La culture des pays arabes et ses conséquences. 14

3.4.3.1.......... Exemple des Palestiniens. 15

3.4.3.2.......... La loi coranique passe avant la loi des hommes, même démocratique. 15

3.4.3.3.......... La démocratie en Afghanistan.. 15

3.4.4      Influence de la culture turque sur l'intégration des Turcs en Allemagne. 15

3.4.5      Le conflit d'Irlande du Nord.. 16

4.    La démocratie. 16

4.1  Le consensus indispensable. 16

4.2  Contrepouvoirs et leur équilibre. 17

4.3  Nécessité d'une démocratie représentative. 18

4.4  Préalables à l'instauration et à la pérennité d'une démocratie. 18

4.4.1      Condition 1 : respect des lois et stabilité. 18

4.4.1.1.......... Situation en Irak. 19

4.4.1.1.1        Le problème religieux  20

4.4.1.1.2        Une armée et une police indignes de confiance  21

4.4.1.1.3        Un échec militaire annoncé par les Américains  21

4.4.2      Condition 2 : un niveau de vie minimum... 22

4.4.2.1.1        Relation entre niveau de vie et pérennité de la démocratie  22

4.4.2.1.2        Les économies reposant sur le pétrole sont déséquilibrées  23

4.4.3      Condition 3 : un choix politique local 24

4.4.4      Condition 4 : une société mûre pour la démocratie. 25

4.4.4.1.......... Incompatibilité culturelle de l'Irak avec la démocratie. 25

4.4.4.2.......... La société n'est pas prête pour la démocratie. 26

4.4.5      Condition 5 : une information de qualité. 27

4.4.6      Conclusion sur la démocratie en Irak. 27

5.    L'erreur des Américains et ce qu'ils peuvent faire à présent 28

5.1  Stratégie actuelle de sécurité : "Clear, Hold, Build". 28

5.2  Stratégie de fuite comme au Vietnam... 29

5.3  Stratégie de partitionnement en 3 états indépendants. 30

6.    Conclusion. 31

7.    Références. 31

 

1.                    Définitions et notions utilisées dans ce texte

1.1                 Valeur

C'est la qualité de ce qui est désiré ou estimé.

Exemples : valeur de la vie humaine ; valeur de l'amour, de la compassion ; valeur du beau, du bien, du juste ; valeur du progrès scientifique ou social ; droits de l'homme ; démocratie ; laïcité ; liberté d'action, d'expression et de conscience ; etc.

 

Toute valeur est en même temps objet de désir et objet d'un jugement : le désir est le moteur, le jugement, l'arbitre. Si l'un de ces deux facteurs disparaît, il n'y a plus de valeur.

1.2                 Culture

§           Au niveau d'un groupe humain, c'est l'ensemble des valeurs, croyances et attitudes partagées par les membres du groupe (peuple, fidèles d'une religion, etc.) depuis suffisamment longtemps pour qu'ils les aient intériorisées (c'est-à-dire que ces valeurs, croyances et attitudes leur paraissent inconsciemment indiscutables). Ce partage résulte :

·            de l'histoire commune ;

·            de l'environnement géographique et climatique où le groupe vit depuis des générations ;

·            de la (ou les) religion(s) les plus répandues dans le groupe ;

·            de l'éducation transmise aux enfants par les parents ou l'enseignement ;

·            des informations diffusées par les media ;

·            des formes d'art dominantes depuis des décennies (littérature, danse, architecture, cinéma, etc.) ;

·            des coutumes sociales, etc.

La culture d'un groupe humain est en rapport avec l'ethnie, définie par son héritage socioculturel (en particulier la langue), l'espace géographique et la conscience de ses membres d'appartenir à un même groupe.

§           Au niveau d'une personne, la culture résulte de celle de son groupe, qui lui a transmis ses valeurs, croyances et attitudes, ainsi que des connaissances et expériences issues de sa propre vie.

Mais la culture d'une personne est sans rapport avec sa couleur de peau ou d'autres caractéristiques provenant de sa naissance : c'est une caractéristique transmise par la vie en société. Il n'y a donc pas de rapport entre culture et race. Du reste, la notion de race est trop vague pour pouvoir être définie d'une manière utilisable : la génétique moderne montre que les différences biologiques entre races n'ont rien d'absolu, tous les hommes ayant un patrimoine héréditaire commun.

 

Dans ce texte, nous considérons les Arabes du seul point de vue culturel, sans aucune considération raciale. Et nous n'oublierons pas qu'une personne donnée, quelle que soit sa culture, peut avoir beaucoup de différences avec l'individu-modèle de sa culture ; exemple : l'Arabe-type a une culture d'hostilité (ce texte développe ce point), mais j'ai des amis arabes qui sont amicaux et toujours prêts à aider autrui ; c'est pourquoi j'éprouve de l'estime et de l'amitié pour eux.

1.2.1             Morale

La morale, ensemble des règles de la vie en société - qu'elles soient ou non confirmées par la loi - fait partie de la culture. Voici ce que [38] dit de la morale page 36 :

"… la morale ne relève ni d'une décision ni d'une création. Chacun ne la trouve en lui qu'autant qu'il l'a reçue (et peu importe au fond que ce soit de Dieu, de la nature ou de l'éducation) et ne peut en critiquer tel ou tel aspect qu'au nom de tel ou tel autre (par exemple la morale sexuelle au nom de la liberté individuelle, la liberté au nom de la justice, etc.). Toute morale vient du passé : elle s'enracine dans l'histoire, pour la société, et dans l'enfance, pour l'individu. C'est ce que Freud appelle le « surmoi », qui représente le passé de la société, disait-il, au même titre que le « ça » représente le passé de l'espèce."

1.3                 Inversion de valeurs

C'est un phénomène psychologique commun à tous les hommes. Lorsqu'il se sent inférieur à un autre, un individu à tendance à nier la réalité de cette supériorité en inversant la valeur qu'elle représente. Dans les cas extrêmes, cette inversion de valeurs peut entraîner des comportements antisociaux ou même terroristes. Ce comportement, extrêmement important à comprendre du fait de ses conséquences redoutables dans les sociétés arabes et les comportements terroristes, est expliqué en quelques pages dans la partie de l'étude [10] qui commence au paragraphe "La comparaison de chacun à autrui". Nous vous encourageons vivement à en prendre connaissance avant de lire la suite.

 

Un exemple d'inversion de valeurs est donné par l'article [36], qui cite un des terroristes anglais responsables des attentats de juillet 2005 à Londres :

"Nous aimons la mort autant que vous aimez la vie".

1.4                 Exemples importants pour la suite de ce texte

Pour apprécier l'importance des valeurs fondamentales sur lesquelles sont basées les diverses cultures, nous fournissons ci-dessous dans [5] des exemples de valeurs morales et de droits de l'homme tels que les reconnaît la communauté internationale. Nous y ajoutons des exemples d'attitudes des terroristes islamistes, des néonazis et des casseurs par rapport à ces valeurs. Nous vous conseillons de leur consacrer quelques instants.

1.5                 Différences entre culture et religion

La culture définie ci-dessus est influencée par les valeurs, les croyances et les règles de comportement prônées par la religion, mais il ne faut pas la confondre avec la religion.

 

Nous verrons ci-dessous que la culture dominante des pays arabes nuit gravement, depuis des siècles, aux progrès économique et à la démocratie, créant ainsi un retard important de ces pays par rapport aux pays d'Europe, d'Amérique, de l'Extrême-Orient, etc. Nous citerons à ce propos l'exemple de l'Irak.

        Mais à aucun moment nous ne pourrons affirmer que c'est la religion musulmane qui est en cause, et qu'elle empêche le progrès économique ou démocratique. En fait, elle n'est ni mieux ni moins bien placée sur ces points que les religions chrétienne et juive ; c'est la manière dont les hommes interprètent ses commandements - ou même s'en servent comme prétexte dans le cas des terroristes - qui fait qu'une religion apparaît bienfaisante ou malfaisante.

 

Il ne faut pas, non plus, examiner la culture du seul point de vue de son influence sur le progrès de l'économie et de la démocratie. Nous le faisons dans ce texte parce que c'est notre sujet, mais il ne faut pas oublier, par exemple, que la culture arabe a produit dans le passé des œuvres de très grande valeur, en architecture, littérature, peinture et philosophie, pour ne citer que ces exemples-là.

2.                    La résistance au changement

Vu la rapidité d'évolution de notre monde d'aujourd'hui et la nécessité pour chaque pays de s'y adapter, une des caractéristiques les plus importantes d'une culture est son influence sur l'évolution économique et politique du pays. La culture y contribue-t-elle aux progrès de l'économie et de la démocratie, ou freine-t-elle ces progrès ? Pour répondre à cette question, nous examinons successivement les trois dimensions de la culture que sont les attitudes, les croyances et les valeurs.

2.1                 Attitudes

L'attitude d'un groupe humain face à une personne ou une politique résulte d'une opinion ; elle peut changer assez rapidement.

Exemple : en l'espace d'une mandature (5 ans en France) l'attitude des Français vis-à-vis de la majorité au pouvoir a changé systématiquement depuis 1981 ; à chaque élection générale, le gouvernement et la majorité en place ont été sanctionnés, avec basculement de droite à gauche et inversement.

 

L'attitude d'un individu vis-à-vis des autres est extrêmement importante : dans certains pays comme ceux de Scandinavie, chacun respecte profondément l'autre, y compris dans ses différences. Dans d'autres pays, l'attitude envers l'autre est en général hostile ; c'est le cas dans les pays arabes et, dans une moindre mesure, en France [3].

2.2                 Croyances

Une croyance est une opinion plus fermement enracinée que celle à l'origine d'une attitude ; elle change donc moins facilement et moins vite.

 

C'est ainsi que beaucoup de Français croient à certains mythes économiques, comme celui du pouvoir de l'Etat de créer des emplois dans n'importe quelle région à n'importe quel moment, et celui de distribuer des revenus comme s'il fabriquait l'argent au lieu de le prendre aux contribuables. Ces deux mythes remontent chez nous au 17ème siècle, époque ou le Roi distribuait des charges de serviteur de l'Etat et des pensions.

 

De toutes les croyances, ce sont les croyances religieuses qui sont les plus stables : par exemple, rares sont les croyants qui deviennent athées ou inversement. Et les religions ont l'habitude de prêcher les mêmes croyances depuis des siècles.

2.3                 Valeurs

Les valeurs sont la base des opinions les plus stables. Il est fréquent qu'elles résistent au passage des siècles.

 

C'est ainsi que beaucoup de valeurs morales définies par l'héritage judéo-chrétien il y a deux mille ans sont toujours admises aujourd'hui par l'immense majorité des hommes. Celles définies par le Coran il y a plus de mille ans forment toujours la base de la culture des musulmans d'aujourd'hui, même lorsqu'ils ne sont guère pratiquants. La démocratie, « inventée » par les Grecs il y a environ 25 siècles, est toujours une valeur d'actualité, même si la démocratie moderne implique le suffrage universel qui n'existait pas à l'origine.

L'article [33] cite un livre publié en 1970 par un natif de Bagdad, "The Kingdom of Iraq: A Retrospect", où on trouve une description de la situation en Irak identique à celle d'aujourd'hui : des luttes incessantes entre sunnites et chiites, des massacres de population, des guerres tribales et claniques, des assassinats, de la corruption et de la haine. On y trouve aussi la citation d'un rapport de 1936 des Britanniques (qui gouvernaient l'Irak à l'époque sous mandat), rapport qui notait déjà que le gouvernement irakien ne serait jamais capable de traiter ses citoyens de manière impartiale en respectant les lois, mais qu'il gouvernerait toujours en se basant sur du favoritisme tribal et des copinages.

On voit que le comportement des Irakiens d'il y a 70 ans, basé sur leurs valeurs, était déjà celui d'aujourd'hui : les valeurs d'un peuple ne changent que très, très lentement.

 

Nous décrirons ci-dessous trois types de culture (Europe du Nord, pays latins, pays arabes) pour en évaluer l'impact sur l'économie et la démocratie dans les pays où chacune de ces cultures est dominante. Mais nous avons besoin, auparavant, d'un important critère de comparaison des cultures : l'attitude des personnes qui en sont imprégnées face à une difficulté.

2.4                 Attitude face à une difficulté

Les individus imprégnés de l'une des trois cultures types citées ci-dessous (Europe du Nord, pays latins, pays arabes) ont des attitudes différentes face au problème suivant, extrêmement fréquent dans la vie d'une personne : comment réagir face à une grave difficulté ou un événement menaçant.

§           Les personnes imprégnées d'une culture de l'Europe du Nord ont tendance à se poser la question : « Où me suis-je trompé pour me mettre ainsi en difficulté (ou pour handicaper ainsi mon avenir) ? Que dois-je faire à présent pour m'en sortir ? ».

§           Les personnes imprégnées d'une culture latine ont tendance à se demander : « Quelle est la loi, le parti politique, le syndicat, le groupe social ou l'entreprise qui me lèse ou m'agresse ainsi ? Que dois-je réclamer à l'Etat (loi, subvention, répression, etc.) pour que cesse cette injustice à mon égard ou cette menace ? »

§           Les personnes imprégnées d'une culture arabe ont tendance à se demander : « Qui est coupable de ce qui m'arrive ou peut m'arriver ? Contre qui dois-je lutter pour mettre un terme à cette insulte à mes droits ou ma religion ? »

2.4.1             Culture de type Europe du Nord

Les membres de ce premier groupe ont tendance à se prendre en charge, à compter sur eux-mêmes pour s'en sortir, à adopter une attitude dynamique, entreprenante, face à la difficulté. C'est d'autant plus facile que le travail ne leur fait pas peur.

        Les statistiques économiques montrent que les pays dans lesquels ils sont majoritaires sont ceux qui ont le plus de croissance, le moins de chômage et la démocratie la plus vivante.

2.4.2             Culture de type latin

Les membres de ce deuxième groupe ont tendance à se tourner vers l'Etat pour résoudre leurs problèmes. S'ils ont une culture de consensus comme les Allemands, ils négocient une solution acceptable pour toutes les parties. S'ils ont une culture d'affrontement comme les Français, ils manifestent ou font grève, pour obtenir par la pression de la rue et diverses violences ce que leurs parlementaires et leur gouvernement ne leur ont pas accordé par la loi. Comme ils préfèrent les loisirs au travail, ce n'est pas dans l'effort personnel qu'ils cherchent une solution : Allemands ou Français cherchent à obtenir le maximum de subventions, d'exemptions de charges ou d'impôts, de services publics bon marché ou gratuits. En somme, ils se comportent comme des enfants qui demandent à leur mère, l'Etat, de résoudre leurs problèmes et de mettre au pas leurs adversaires et leurs concurrents.

        Les statistiques économiques montrent que les pays dans lesquels ils sont majoritaires ont une économie stagnante depuis des décennies, un chômage important et structurel (c'est-à-dire incompressible sans évolution majeure des comportements économiques) et une démocratie souvent bafouée.

2.4.3             Culture de type arabe

Les membres de ce troisième groupe ont tendance à accuser systématiquement autrui de la responsabilité de leurs problèmes. Ces responsables sont les Américains, les juifs, les pays colonisateurs, la tribu voisine, l'autre secte (les chiites pour les sunnites ou vice-versa), etc. [41]

 

Les peuples de culture arabe préfèrent mourir plutôt que d'admettre qu'ils ont tort, comme les Palestiniens du Hamas qui préfèrent se laisser réduire à la famine et à la misère par la communauté internationale dont les subventions leur sont indispensables, plutôt que d'admettre le droit d'Israël d'exister ; en somme, à leurs yeux, leur vie et la souffrance de leurs familles ne pèsent rien à côté du principe de haine des Israéliens et de nécessité de les vaincre. L'objectivité de reconnaître qu'après 50 ans de défaites infligées par Israël - et le simple pragmatisme - voudraient qu'ils se comportent comme les Arabes israéliens, qui vivent en paix et de manière prospère à côté des juifs. L'habitude de rejeter la responsabilité des problèmes sur « les autres » déresponsabilise l'individu, qui se considère comme victime sans chercher d'action positive pour remédier au problème.

 

 

Pays arabes (source : Nations unies)

 

 

Les statistiques économiques et politiques [2] montrent que ces pays sont dans la misère depuis des siècles, les richesses étant confisquées par une minorité de dirigeants tyranniques et corrompus, ou par les chefs de tribu et leurs proches. Comme le pétrole n'a jamais, dans aucun pays, procuré du travail à une partie importante de la population, le chômage y est énorme, les inégalités colossales. Aucun pays arabe n'est démocratique, aucun ne respecte la liberté d'expression ; les citoyens peuvent en général être arrêtés et emprisonnés - voire torturés - avec des parodies de jugement, etc. Saddam Hussein a assassiné plus de 100 000 opposants Kurdes et chiites irakiens.

3.                    La responsabilité des cultures

Les valeurs morales (celles qui gouvernent les relations sociales) inculquées à l'enfant puis l'adolescent dépendent fortement de la culture traditionnelle de la société d'où proviennent ses parents et de celle(s) de ses camarades de jeu.

3.1                 Pays de l'Europe du nord

Dans ces pays, les sociétés sont ouvertes : chaque individu apprend depuis son plus jeune âge à être honnête, à aimer la vérité et la justice, à respecter les autres et à leur faire confiance ; il apprend tout cela si bien qu'il intériorise ces règles et ne conçoit plus ses rapports avec la société, par la suite, que dans un cadre de vérité et de justice, d'honnêteté, de respect d'autrui et de confiance. C'est pourquoi ces sociétés sont si consensuelles, si démocratiques et si solidaires ; c'est aussi pourquoi ces pays arrivent toujours en tête dans les classements mondiaux de la démocratie et de l'absence de corruption.

3.2                 Pays musulmans

Dans les pays musulmans, et d'ailleurs dans beaucoup de pays pauvres, les sociétés sont closes : les membres d'un groupe détestent, rejettent violemment et même combattent les individus qui n'appartiennent pas au groupe. Comme l'expliquait M. Antoine Sfeir [16] dans une émission "C dans l'air", la mentalité arabe des relations entre personnes peut se résumer par la règle des « cercles de confiance » :

Règle des cercles de confiance :

"Moi contre mon frère ; moi et mon frère contre mon cousin ; moi, mon frère et mon cousin contre l'étranger."

Dans ces sociétés, la méfiance et l'hostilité règnent. Il y a des « cercles concentriques de confiance » : famille proche, tribu, secte religieuse, pays, communauté musulmane supranationale de l'umma.

§           Voici la traduction d'une phrase de l'article [32] prononcée par un habitant de Bagdad :

"Quand quelqu'un s'oppose à moi, je lui ferme la bouche avec ma chaussure, j'enfonce une chaussure dans sa gorge, je le frappe à coups de chaussure, etc. Nous vivons aujourd'hui dans une culture de la chaussure."

Il faut savoir que la chaussure est un symbole de haine et de mépris très fort chez les Arabes.

§           Chaque tribu se méfie des autres et défend son territoire, sa zone d'influence et ses privilèges contre les autres ;

§           Depuis plus de mille ans les sunnites détestent les chiites et inversement, au point qu'en Irak ces deux communautés de musulmans s'entretuent par attentats-suicides et massacres perpétrés par des commandos de la mort ;

§           Les policiers chiites irakiens interviennent rarement pour protéger des familles sunnites attaquées ou rançonnées par des chiites ;

§           Les Irakiens, les Afghans et les Pakistanais détestent les étrangers parce qu'ils sont étrangers (xénophobie) ou parce qu'ils ne sont pas musulmans ;

§           En Irak, personne ne fait plus confiance à personne. La police et l'armée sont infiltrées par des taupes qui trahissent sans cesse en prévenant les cibles des interventions. Les chefs de tribu font allégeance au gouvernement le temps de recevoir des subventions, puis le trahissent en soutenant des terroristes. Les fonctionnaires des ministères pillent les crédits de leur ministère. Les milices armées se constituent et se décomposent sans arrêt en sous-milices qui pillent, rançonnent et tuent pour leur propre compte.

L'extrait d'article [32] sur Bagdad contient la phrase (traduite) :

"De nos jours, Bagdad est torturée de haine, paralysée par la suspicion, et la crainte a obligé beaucoup de gens à partir."

§           Il n'y a plus aucun respect de la parole donnée, même par écrit : le gouvernement palestinien issu du Hamas refuse de reconnaître les accords internationaux conclus par le gouvernement précédent du président Arafat, pourtant démocratiquement élu, concernant le processus de paix avec Israël. Le gouvernement libanais ne fait rien pour désarmer le Hezbollah, malgré son engagement envers la communauté internationale pris aux Nations unies à l'occasion de la résolution 1701.

 

On peut aussi citer la situation en Algérie, au Pakistan, au Yémen, en Turquie (problème Kurde), en Indonésie où la guerre civile ne cesse jamais, au Soudan, etc. C'est pourquoi les pays musulmans sont toujours très mal classés en matière de démocratie et de corruption [12]. Le seul qui soit en train de sortir du cercle infernal de l'hostilité systématique est la Turquie, qui aura mis près d'un siècle à y parvenir, après la révolution laïque musclée d'Atatürk.

 

On peut enfin citer la situation aux Etats-Unis, où l'article [40] décrit de nombreux affrontements violents entre musulmans américains d'origine chiite et sunnite, avec attaques de mosquées, conflits dans les universités, sunnites partisans de Saddam Hussein et chiites ravis de son exécution. Il décrit aussi des Américains d'origine irakienne sunnite qui se considèrent plus comme Irakiens que comme Américains, en contradiction flagrante avec les millions d'immigrants qui ont peuplé les Etats-Unis et l'ont adopté comme première patrie.

3.2.1             Culture de méfiance et d'hostilité transmise aux enfants

Dans les pays d'origine comme dans les pays d'immigration, un jeune issu de parents musulmans a donc beaucoup plus de chances d'apprendre à se méfier des autres et à les détester qu'à leur faire confiance, les respecter et se sentir solidaire d'eux. Il a plus de chances de considérer la vérité et la justice comme privilèges de la force. Il a plus de chances qu'un jeune Suédois d'apprendre à « se débrouiller » pour gagner de l'argent, quitte à ce que ce soit au détriment de ses voisins ou de l'Etat, quitte à violer la loi.

Un exemple étonnant de la différence de respect de la loi par des ressortissants de pays divers est exposé en quelques lignes ci-dessous dans [13].

 

En résumé, les jeunes issus de cultures hostiles ont des barrières morales beaucoup plus faibles que ceux qui sont issus de cultures où depuis toujours il y a une forte pression sociale intériorisée pour le respect de la morale. En France, où se mélangent des origines culturelles très diverses, on trouve donc tous les degrés d'ouverture et d'intériorisation du respect social. Et lorsqu'un jeune n'a pas intériorisé une forte barrière morale, il a des chances de devenir casseur ou terroriste.

3.2.2             L'éducation des enfants dans les pays arabes selon les Nations unies

Le rapport du Programme de développement des Nations unies intitulé "Arab Human Development Report 2003" (voir extrait [14]) affirme que l'habitude la plus répandue en matière d'éducation des enfants dans les familles de culture arabe associe autoritarisme et surprotection. Il en résulte chez les enfants une aptitude réduite à l'indépendance, un manque de confiance dans les autres et des rapports inefficaces avec eux ; les enfants ont une propension à la passivité et une aptitude incertaine à la prise de décision.

 

L'aptitude réduite à l'indépendance réduit la capacité des jeunes à penser par eux-mêmes, et accroît la possibilité de se laisser influencer par des islamistes ou des caïds qui prêchent le rejet de la société occidentale et la violence.

 

L'expression « manque de confiance dans les autres » est une manière diplomatique de décrire la méfiance des Arabes pour « l'autre » dans le cadre de leurs « cercles de confiance » décrits ci-dessus. Et l'expression « rapports inefficaces avec eux » confirme leur hostilité systématique pouvant aller jusqu'à la violence.

 

L'expression « propension à la passivité » confirme la passivité qui résulte de l'attitude de victime, qui accuse « un autre » au lieu de résoudre son problème.

 

L'expression « aptitude incertaine à la prise de décision » stigmatise une caractéristique de l'éducation musulmane traditionnelle que nous n'avons pas encore abordée. L'enseignement dans les pays musulmans consiste d'abord et surtout à apprendre à lire le Coran suffisamment pour pouvoir en réciter par cœur le maximum de passages. Dans son esprit, cet enseignement prédispose à accepter sans discuter le texte de ce Saint Livre, y compris lorsqu'il comprend des contradictions, ce qui est fréquent, « car la parole d'Allah qu'il exprime n'a pas à se soumettre à la critique de notre logique humaine limitée ».

        La langue arabe littéraire, dont le Coran constitue le texte fondateur, a été conçue dès l'origine pour être belle et poétique, mais pas pour permettre une précision d'expression convenant à la pensée logique et déductive. Elle limite par sa structure même la création de néologismes, d'où d'énormes difficultés pour évoluer avec les connaissances scientifiques, sociologiques, etc. Un apprentissage basé sur le Coran et la mémorisation de son texte sans discussion critique conduit à une pensée peu rigoureuse. Nous savons, en effet, que l'élaboration de la pensée ne peut se passer des mots et expressions de la langue, et qu'une langue qui ne contient pas certains mots - ou interdit certaines associations de mots - rend difficile l'élaboration de certains concepts. Cela explique la difficulté de traduire en arabe des ouvrages très abstraits (de philosophie, sociologie ou médecine, par exemple) et le nombre extrêmement réduit des traductions de textes occidentaux mis à disposition des intellectuels arabes [15]. C'est aussi une des raisons du nombre extrêmement faible de scientifiques dans les peuples arabes, des innombrables affirmations sans fondement de leurs media [17] [18], ainsi que des positions souvent illogiques des populations et des politiciens arabes et de leur incapacité à trouver sur quoi s'entendre.

 

La propension à la révolte violente des casseurs et terroristes de culture musulmane s'explique donc aussi par la langue arabe, peu favorable à une pensée rationnelle et rigoureuse.

3.2.3             L'école de la haine

L'article [37], écrit par une jeune musulmane, confirme de nombreux autres témoignages selon lesquels dans certains pays arabes on enseigne systématiquement aux enfants la haine des Juifs. Comme les enfants et adolescents sont particulièrement réceptifs à l'enseignement, ils absorbent et intériorisent cette culture de haine. Et lorsque certains deviennent des imams qui viennent en Europe prêcher dans les mosquées, on voit mal comment ils pourraient propager un islam républicain. Et comme il est extrêmement difficile de faire changer d'avis des adultes qui ont une certitude depuis l'enfance, on ne voit pas comment nous pourrions les convaincre que la démocratie et la laïcité (neutralité vis-à-vis des religions et opinions philosophiques) font plus pour le bien de l'humanité que la haine systématique.

3.2.4             Le non-respect des engagements

Les cessez-le-feu signés entre factions palestiniennes rivales se comptent par dizaines et n'ont jamais été respectés plus de quelques jours. L'Autorité palestinienne d'Arafat a conclu des accords de paix que le gouvernement du Hamas ne reconnaît plus. Le gouvernement Irakien du Premier ministre Maliki a fait une quantité de promesses qu'il n'a jamais tenues : amnistie des baasistes, désarmement des milices, purge des ministres corrompus, etc.

 

Ces exemples illustrent une conséquence de la culture d'hostilité et de mépris des Arabes : un homme qui déteste les autres n'a aucune raison de respecter sa parole et de tenir ses promesses, puisqu'il méprise l'opinion que ceux envers qui il s'est engagé auront de lui. Une loi peut donc être votée, un accord peut être signé, un dirigeant peut promettre au nom de ceux qu'il dirige, sans que ces engagements soient respectés.

3.2.5             Une indifférence aux massacres complice des terroristes

L'article [39] compare les manifestations massives de haine dans l'ensemble du monde musulman suscitées par les dessins injurieux à l'égard du Prophète publiés par un journal danois - manifestations accompagnées du meurtre d'une religieuse chrétienne et de diverses autres agressions - et l'absence de réaction face aux meurtres quotidiens d'une centaine d'Irakiens musulmans par d'autres musulmans, les uns chiites, les autres sunnites.

 

L'espoir d'un avenir pour l'Irak ne peut venir de la stratégie contreterroriste de l'administration Bush, si les musulmans eux-mêmes demeurent des nihilistes qui ne condamnent pas le meurtre de musulmans par d'autres musulmans. Les musulmans commencent tous leurs discours et textes par « Au nom d'Allah, clément et miséricordieux » sans prendre modèle sur leur prophète dans leur attitude vis-à-vis de coreligionnaires.

 

Si les Arabes peuvent protester contre les insultes des étrangers mais pas contre les meurtres d'autres Arabes, comment accéderont-ils à la démocratie, qui exige de chacun le respect des droits et opinions des autres ?

3.3                 Culture et nature humaine

Les attitudes répandues de méfiance et d'hostilité à l'égard des autres ne sont pas propres à la culture arabe ou à des cultures particulières : elles sont le propre de l'homme lui-même, et depuis toujours. Déjà, au XVIIe siècle - et pour ne citer que ces deux exemples :

§           Le philosophe anglais Hobbes avait noté que "l’homme est un loup pour l’homme", que chaque homme considère les autres comme des concurrents pour l'accès aux biens et aux positions sociales, que chacun est prêt à utiliser la force ou la ruse pour réaliser ses désirs, se comportant ainsi comme un animal dans la jungle.

§           Pour le philosophe juif hollandais Spinoza, l'homme est esclave de ses désirs. Chaque désir étant contagieux, il déclenche le même désir chez d'autres, d'où les rivalités, la haine et la violence entre les hommes.

 

Une société comme celle des pays d'Europe du Nord, qui a une culture où ces attitudes instinctives de méfiance et d'hostilité sont inhibées par des règles de comportement individuel intériorisées, règles qui rendent les hommes naturellement confiants, tolérants, honnêtes et amicaux, est simplement une société plus évoluée qu'une autre où la plupart des hommes sont méfiants et hostiles.

 

Il n'y a pas de raison de penser que les sociétés aujourd'hui primitives, comme celles des pays arabes, ne parviennent pas un jour à un stade d'évolution comme celui dont profitent des Finlandais, des Norvégiens ou des Suédois.

 

En France, la méfiance entre les citoyens, et entre l'Etat et ceux-ci, est illustrée par la complexité unique au monde de notre système de textes législatifs et réglementaires : comme personne ne fait confiance à personne, chacun de nos citoyens veut des lois qui contraignent les autres. Et comme à chaque événement inquiétant on veut répondre par un texte officiel, nous sommes aussi les champions de l'instabilité des textes. Enfin, comme énormément de litiges ponctuent notre vie en société, le nombre annuel de procès est considérable et en constante augmentation.

        On peut espérer que la société française, aujourd'hui à un niveau d'évolution intermédiaire entre les sociétés d'Europe du Nord et les sociétés arabes, évolue elle-même vers plus de respect de chacun pour les autres ; un signe encourageant est le développement dans notre pays des signes (et des lois) de solidarité : Sécurité sociale, transferts sociaux, commerce équitable, téléthon, restos du cœur, bénévolat, etc.

3.4                 Influence de la culture sur l'économie et la démocratie

En définissant les valeurs, croyances et attitudes, la culture d'un peuple influence fortement ses choix de société. La culture définit les espoirs, les ambitions, les craintes et les attitudes face aux événements et aux décisions politiques. C'est ainsi qu'en France, l'attitude de solidarité et de compassion prend de plus en plus d'importance depuis quelques décennies : les citoyens veulent que l'on secoure les malades, les seniors, les pauvres. Ils veulent aussi de plus en plus d'égalité de revenus, de droits, d'accès aux emplois et au logement. Ils veulent de moins en moins de travail et de plus en plus de loisirs.

        Toutes ces attitudes définissent un modèle social français auquel nos citoyens sont attachés. Ce modèle fait partie de notre culture et nous distingue, par exemple, du modèle anglo-saxon, où les individus doivent davantage se prendre en charge et compter moins sur l'Etat.

 

Nous allons voir - et c'est le thème central de ce texte - que la culture est l'élément fondamental de l'aptitude d'un peuple à la démocratie et à la prospérité économique.

 

Revenons donc sur les trois exemples de culture déjà cités, en simplifiant délibérément leur description pour plus de clarté.

3.4.1             La culture des pays d'Europe du Nord

Cette culture valorise le travail et l'épargne, donc l'investissement qui permet aux entreprises de financer leur développement et l'offre de produits innovants. Dans cette culture, les gens ont tendance à ne pas dépenser plus qu'ils ne gagnent, à emprunter peu et de préférence pour des achats porteurs d'avenir comme le logement. La richesse étant une valeur sociale appréciée, il y a beaucoup d'entrepreneurs dynamiques, qui travaillent dur pour gagner de l'argent et construire leur avenir. Les pays qui ont cette culture sont ceux dont l'économie est la plus florissante : pays scandinaves, Royaume-Uni, Etats-Unis, Irlande, Pays-Bas, etc.

 

La démocratie y est également très forte, chaque citoyen respectant profondément :

§           les autres, donc leur droit de s'exprimer et de participer au gouvernement ;

§           l'Etat de droit, avec sa législation, sa justice et son gouvernement. (Nous avons illustré ce respect dans l'exemple [13].)

3.4.2             La culture des pays latins d'Europe occidentale et centrale

La France et l'Italie font partie de ces pays, mais aussi l'Allemagne, qui a hérité sa culture du Saint Empire Romain Germanique [1]. Dans ces pays, le travail est aujourd'hui une valeur moins prisée que naguère. Au lieu de travailler dur pour créer plus de richesse, comme les citoyens d'Europe du Nord, les citoyens des pays latins d'Europe et ceux d'Europe Centrale préfèrent travailler moins et manifester bruyamment pour que l'Etat leur alloue de quoi vivre. (Rappel : je force le trait pour être clair !).

 

En somme, on préfère répartir le peu de richesse qu'on a plutôt que de créer de la richesse supplémentaire en travaillant plus (exemple : les "35 heures", qui répartissent un travail supposé n'exister qu'en quantité finie, ce qui est faux). On aime mieux être fonctionnaire qu'entrepreneur, pour ne pas prendre trop de risques. On déteste les riches et on les envie. C'est pourquoi notre économie stagne, alors que celles d'Europe du Nord progressent.

 

La démocratie est aussi moins bien respectée dans ces pays que dans ceux d'Europe du Nord, parce que les citoyens se respectent moins les uns les autres et respectent moins l'Etat, les lois, le gouvernement et leurs propres parlementaires.

3.4.3             La culture des pays arabes et ses conséquences

Nous avons vu ci-dessus que cette culture est close, c'est-à-dire que les personnes qui en sont imprégnées ont tendance à l'hostilité vis-à-vis des autres dans le cadre de « cercles de confiance ». Nous pouvons immédiatement en déduire que cette culture n'est pas favorable à la démocratie, qui exige que chaque individu respecte l'opinion de chacun des autres, son droit à s'exprimer dans les media et en votant, à jouir des mêmes privilèges, à avoir les mêmes devoirs.

 

Nous avons aussi vu que cette culture encourage chacun de ceux qu'elle imprègne à accuser les autres des problèmes, plutôt qu'à accepter une part de responsabilité dans les difficultés et à agir par lui-même de manière volontariste pour les résoudre.

 

Ces deux attitudes (hostilité et passivité) expliquent l'incapacité historique des pays arabes à accéder à la démocratie. Ils ont toujours souffert de régimes tyranniques et corrompus, et les rares "républiques" qu'on a tenté d'y instaurer (République Arabe Unie de Nasser en 1958, regroupant l'Egypte, la Syrie et le Yémen ; république de Lybie…) ne respectaient ni la démocratie, ni les droits de l'homme, ni la liberté d'expression. Méfiantes et hostiles, les personnes de culture arabe ont toujours eu et ont encore d'immenses difficultés à travailler ensemble plutôt qu'à se disputer, voire se combattre et s'entretuer comme en Irak aujourd'hui.

 

L'impossibilité culturelle pour la population irakienne de s'entendre et de cohabiter dans le cadre d'une démocratie est connue depuis au moins 82 ans, à en juger par le rapport à la Société des Nations (l'organisation internationale qui a précédé les Nations unies actuelles, fondées en 1945) cité dans [46]. Les chiites et les sunnites irakiens ne conçoivent leurs rapports que sous forme de domination brutale imposée par le plus fort au plus faible, exactement comme sous Saddam Hussein et comme je l'explique dans ce texte.

 

Le rapport 2006 de Transparency International [34] est accablant en ce qui concerne la corruption en Irak, 3ème pays le plus corrompu du monde sur 163 pays, après Haïti et le Myanmar (Birmanie). Le Soudan, autre pays arabe, est 156ème, le Yémen 111ème, la Lybie 105ème, la Syrie 94ème. Les 3 pays les moins corrompus du monde sont la Finlande, l'Islande et la Nouvelle Zélande. La France est 18ème, moins bien classée que le Royaume-Uni, mais mieux que les Etats-Unis.

 

Nous avons aussi vu que la culture familiale transmise aux jeunes et l'enseignement basé sur le Coran n'étaient guère propices au raisonnement logique et objectif. Les rapports des Nations unies [2] nous apprennent que le nombre de scientifiques et d'ingénieurs arabes est insignifiant, le nombre de brevets et de publications scientifiques est très voisin de zéro : voilà qui n'est guère favorable à la naissance d'une industrie et aux services associés, activités qui constituent la base des économies modernes.

        Certains pays arabes disposent de pétrole, mais les industries pétrolières et les services associés ne peuvent employer que très peu de main d'œuvre. C'est pourquoi la pauvreté sévit dans ces pays, pauvreté encore aggravée par des natalités record, de l'ordre de 5 enfants par femme.

3.4.3.1                        Exemple des Palestiniens

Fin 2006 les Palestiniens s'affrontent, les partisans du Hamas au pouvoir se battant contre ceux du Fatah en faisant des dizaines de morts et de blessés. Il s'agit là d'une petite guerre civile sans rapport avec des tribus différentes ou des religions différentes. C'est une simple lutte de pouvoir et, souvent, une guerre de gangs.

 

Cette guerre sanglante et sauvage - on a même mitraillé des enfants - ne s'explique que par la culture d'hostilité de beaucoup de Palestiniens, dont chacun déteste « l'autre », ne lui fait pas confiance et cherche à le dépouiller si possible. Cette culture s'oppose à la démocratie, qui suppose un minimum de respect de l'autre et de son opinion en tant que citoyen, ainsi que le respect des lois. Croire que l'organisation d'élections démocratiques créera les conditions de la démocratie dans ce pays est une illusion partagée, hélas, par une majorité de politiciens occidentaux.

3.4.3.2                        La loi coranique passe avant la loi des hommes, même démocratique

Toutes les statistiques dont j'ai connaissance concernant l'attitude face aux lois des musulmans vivant dans un pays démocratique (notamment [29]) vont dans le même sens : lorsqu'on demande à ces musulmans s'ils respectent en priorité la loi coranique (charia) ou la loi issue des institutions démocratiques du pays où ils vivent, une forte proportion dit qu'ils donnent la priorité à la loi coranique : 81 % au Royaume-Uni, 69 % en Espagne, 66 % en Allemagne et 46 % en France. Ces personnes sont plus des musulmans que des citoyens.

 

Or la loi coranique est tout sauf démocratique : les hommes sont supérieurs aux femmes, l'esclavage est permis, la séparation de la religion et de l'Etat est inconcevable, etc. Pour plus de détails, cliquer ici.

3.4.3.3                        La démocratie en Afghanistan

L'article [42], écrit par un Américain qui vit en Afghanistan où il anime une ONG, contient la citation suivante sur l'attitude des Afghans vis-à-vis de nos valeurs :

"Pour beaucoup d'Afghans, la Charia [loi islamique issue du Coran] est la loi fondamentale. Certains sont contre la torture, mais pas pour la liberté des media ou la liberté de conscience ; certains sont pour les décisions prises à la majorité des voix, mais pas pour les droits des minorités ; certains sont pour le plein emploi, mais pas pour une économie de marché. Les seigneurs de la guerre ont toujours un pouvoir considérable. Des millions d'hommes pensent que l'alcool devrait être interdit et les apostats exécutés, et que les femmes ne devraient sortir que revêtues d'une burkha [robe qui recouvre tout le corps et la tête en ne laissant que des trous pour les yeux]. Beaucoup de Pashtouns préfèrent de beaucoup les Talibans aux troupes étrangères."

 

Il est clair qu'en Afghanistan, le peuple (à 99 % musulman) a une culture incompatible avec beaucoup de nos valeurs, notamment celles à la base de la démocratie. Les occidentaux, et d'abord les Américains, n'auraient jamais dû promettre d'y instaurer la démocratie ; ce peuple ne peut être gouverné que par des tyrans, comme il l'a toujours été.

3.4.4             Influence de la culture turque sur l'intégration des Turcs en Allemagne

Les Turcs ne sont pas des Arabes, mais leur culture a certains points communs avec celle des Arabes, issue comme la leur de la religion musulmane. Leur culture empêche beaucoup de Turcs de s'intégrer dans les pays occidentaux, comme le montre le court texte [44].

3.4.5             Le conflit d'Irlande du Nord

Parce qu'elle définit un ensemble de valeurs, de croyances et d'attitudes, la religion chrétienne est comme la religion musulmane, une culture source potentielle de conflits violents. Le conflit d'Irlande du Nord entre catholiques et protestants, en train de s'apaiser tout doucement après des décennies de luttes ayant fait plus de 3000 morts, illustre le problème : la culture arabe, basée sur l'islam, n'est pas la seule à pouvoir servir de terreau à l'hostilité et au terrorisme.

 

L'apaisement entre Irlandais du Nord, qui restaure peu à peu la confiance et le respect entre les deux communautés religieuses, est un signe d'espoir : avec le temps et une immense bonne volonté, les pays arabes pourront aussi, espérons-le, accéder au respect entre tribus, entre sectes et entre nations. Les conditions seront alors plus favorables pour accéder à la démocratie, comme nous allons le voir.

4.                    La démocratie

La démocratie est le pouvoir du peuple, dont les lois émanent et dont le gouvernement est issu. En démocratie les citoyens sont égaux en droits et en devoirs, et chacun dispose d'une (et une seule) voix lors des consultations populaires.

 

Il y a trois formes de démocratie :

§           La démocratie directe, où tous les citoyens participent à toutes les discussions et tous les votes, régime qui ne convient donc qu'à de très petits états ;

§           La démocratie indirecte, où les citoyens élisent un président et/ou des députés responsables devant eux, mais où ces élus sont libres - une fois élus et jusqu'aux prochaines élections - de faire ce qu'ils veulent. Ce type de régime risque de déboucher sur un autoritarisme et de graves injustices, c'est-à-dire sur un Etat de police ;

§           La démocratie constitutionnelle, démocratie indirecte où les pouvoirs des élus sont limités par une constitution et des lois qui garantissent des droits aux citoyens, aux associations et aux entreprises. Ce dernier régime est le seul qui soit réellement digne de confiance, le seul qui permette le respect des droits de l'Homme et un Etat de droit au lieu d'un Etat de police.

Dans la suite de ce texte, lorsqu'il s'agira de démocratie nous nous limiterons désormais à la démocratie constitutionnelle.

4.1                 Le consensus indispensable

La démocratie ne peut pas être instaurée dans un pays, et ne peut s'y maintenir, en l'absence du consensus d'une majorité des citoyens sur deux points essentiels : les lois (notamment les lois électorales) et l'organisation des pouvoirs publics. En France, par exemple, la gauche et la droite s'opposent avec violence, mais il y a consensus sur les lois électorales, les dates des élections, etc.

 

Dans un pays démocratique, un consensus sur des règles communes résulte de leur mode d'élaboration, réputé légitime : le vote démocratique, ou la rédaction de décrets par des fonctionnaires dont l'autorité émane de processus de nomination approuvés par les représentants du peuple et reste soumise à leur contrôle, ainsi qu'au contrôle de la justice.

 

Ce consensus, et la légitimité elle-même des décisions du Parlement, du gouvernement et de la justice, doivent être stables : les institutions et l'économie d'un pays ne peuvent fonctionner si on les remet souvent en cause. Les citoyens doivent donc admettre la légitimité automatique des lois, décrets et décisions discrétionnaires de l'exécutif, légitimité qui découle rationnellement du fonctionnement démocratique des institutions.

 

En somme, le peuple doit faire un effort pour comprendre et accepter ces décisions-là, et de son côté le gouvernement doit s'efforcer de les lui expliquer pour le convaincre de leur bien fondé.

 

En France, le consensus démocratique est mal en point. C'est là une conséquence de la perte de respect de beaucoup de citoyens pour les autres citoyens, pour les lois et pour le gouvernement. La perte de consensus résulte aussi de la démoralisation des exclus, qui n'ont plus rien à perdre et restent impunis quand ils violent les lois.

        Beaucoup de gens contestent les lois, pourtant démocratiquement votées. Il y a très souvent des manifestations où des mécontents tentent d'obtenir par leur violence médiatisée (avec destructions, occupations, blocages de transports, etc.) ce qu'ils ne peuvent obtenir démocratiquement. Le gouvernement ne fait plus assez respecter les lois, qu'il viole lui-même à l'occasion. Il y a beaucoup trop d'impunité accordée par nos lois aux délinquants, pas assez d'expulsions de sans-papiers, etc. Et cette crise de la démocratie française n'est pas nouvelle : déjà en 1869 Napoléon III se plaignait de ce que le pays est incapable de supporter la liberté [45], et le pays n'était pourtant pas de culture arabe. Il ne faut donc pas réserver les difficultés de la démocratie aux populations de culture arabe.

4.2                 Contrepouvoirs et leur équilibre

Un régime politique ne peut recueillir le consensus populaire, c'est-à-dire l'assentiment d'une majorité des citoyens, s'il est autoritaire, parce que tôt ou tard son abus de pouvoir ira contre la volonté de cette majorité. Pour être valable, un régime politique doit donc permettre l'expression de la volonté populaire et de la critique, par des votes et des media. Tout régime qui restreint cette expression - par exemple avec des élections dont les élus ne forment en fait qu'une chambre d'enregistrement, ou par des media contrôlés par le gouvernement - est un régime autoritaire, pas une démocratie ; et il ne peut avoir et conserver le consensus populaire.

 

Mais l'expression libre de la critique et de la volonté populaire ne suffit pas, il faut une séparation des pouvoirs. Une autorité unique pouvant à la fois faire les lois, les appliquer et dire le droit conduit à la tyrannie, comme nous l'avons vu du temps des rois absolus, et comme nous le voyons encore dans certaines monarchies. Enfin, il faut un équilibre entre le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire : deux de ces pouvoirs doivent être en mesure de bloquer le troisième, à condition de le faire au moyen de procédures légales et en toute transparence.

4.3                 Nécessité d'une démocratie représentative

Dans une démocratie constitutionnelle on ne saurait trop insister sur le caractère indispensable de la représentation des électeurs par des députés et sénateurs : une démocratie directe, où l'ensemble des électeurs serait consultée pour les diverses décisions à prendre, ne fonctionnerait pas : les problèmes d'un pays sont bien trop complexes.

        Confier la décision à des députés et des sénateurs a deux avantages : ils peuvent se spécialiser dans un domaine particulier (exemples : les finances, la santé ou le droit) et ils ont le temps de réfléchir aux problèmes et d'en débattre, alors que la majorité des citoyens n'a ni la compétence, ni le temps.

4.4                 Préalables à l'instauration et à la pérennité d'une démocratie

L'instauration, puis la pérennité d'un régime démocratique supposent cinq groupes de conditions préalables :

1.         le respect des lois, avec la stabilité de celles-ci et des institutions ;

2.         un niveau de vie minimum ;

3.         un choix politique local ;

4.         une société mûre pour la démocratie ;

5.         une information de qualité accessible à tous les citoyens.

 

Contrairement à ce que nous laissaient espérer les Nations unies et la politique des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan, il ne suffit pas que dans un pays des élections démocratiques soient organisées pour que ce pays devienne une démocratie. Nous allons voir pourquoi.

4.4.1             Condition 1 : respect des lois et stabilité

Une élection démocratique permet à des électeurs de choisir entre des candidats et des programmes. En démocratie constitutionnelle, cette démarche exige l'existence de règles concernant le vote et les pouvoirs du futur gouvernement, c'est-à-dire un système de lois. (En l'absence de telles lois, on élit un homme ou une équipe avec un blanc-seing, d'où les risques d'abus de pouvoir d'une démocratie indirecte non constitutionnelle.)

        L'existence de lois suppose à son tour un organe législatif pour les créer et un appareil judiciaire pour les faire respecter. Enfin, la stabilité des lois et des institutions est indispensable pour que citoyens et gouvernement puissent avoir le temps de comprendre la situation, de prendre des décisions - notamment pour le moyen et le long terme, de les faire appliquer et d'apprécier le résultat.

 

Les lois d'un Etat de droit doivent être publiées, pour que tout citoyen puisse en prendre connaissance ; sur ce point, la France est exemplaire. Leur stabilité permettra aux ressortissants d'agir en connaissant les règles à respecter et en comptant sur leur pérennité. Elle permettra de faire des affaires et d'investir sans risquer l'arbitraire d'autres personnes ou institutions. En cas de litige, un système judiciaire permettra d'arbitrer en fonction du droit écrit et pas de celui du plus fort. Inversement, les investisseurs d'un pays ou de l'étranger n'accepteront pas de placer leur capital dans un pays si l'existence et la stabilité de son état de droit les inquiètent ; privée de capitaux, l'économie du pays ne pourra alors se développer.

 

La loi s'impose à tous. C'est ainsi, par exemple, qu'un musulman vivant en France doit reconnaître aux femmes des droits égaux à ceux des hommes, ainsi que la primauté de la loi laïque française sur la charia (loi coranique). Cela ne va pas de soi avec une interprétation trop stricte de la religion islamique.

 

L'exercice des libertés classiques de mode de vie, de déplacement, de réunion, d'opinion, de croyance religieuse, d'expression, d'association, de possession, d'entreprise, etc. doit être défini par les lois dans le cadre d'une constitution et d'une déclaration des droits de l'Homme.

 

Le respect des lois et la stabilité (des lois et des administrations publiques) sont donc des préalables à la démocratie constitutionnelle, qui ne se conçoit que dans une société ayant ce minimum d'organisation. Ce n'est pas la démocratie (même constitutionnelle) ou des élections qui sont des préalables au respect des lois.

4.4.1.1                        Situation en Irak

 

 

Irak
(carte détaillée : http://www.lib.utexas.edu/maps/middle_east_and_asia/iraq_cia_2003.jpg )

 

 

Il est clair que la condition de respect des lois n'est absolument pas remplie en Irak depuis l'arrivée au pouvoir en 1979 du tyran qu'était Saddam Hussein :

§           Les Irakiens ne se révoltaient pas car ils redoutaient les arrestations arbitraires et les assassinats politiques, mais les privilèges tribaux, la corruption et la loi du plus fort ont tenu lieu d'Etat de droit jusqu'en 2003 ;

§           Depuis la guerre de 2003, malgré l'occupation militaire, les élections et l'existence d'un gouvernement composé d'Irakiens, l'Etat de droit n'est pas respecté : il y a chaque jour une centaine de morts par assassinats et attentats, des enlèvements, des vols de pétrole, etc. La corruption règne plus que jamais, au point que certains fonctionnaires des ministères en pillent les ressources. Les gens ont si peur qu'ils se groupent pour s'offrir les services de milices de protection, etc.

 

En pratique, les lois irakiennes actuelles sont un ensemble incomplet et hétéroclite. L'absence de liberté des media et les risques d'assassinat des journalistes sont illustrés par [18].

 

Voir dans la courte annexe [35] les conséquences d'un état de non-droit. Prévues par Hobbes en 1642, elles s'appliquent parfaitement à la situation actuelle en Irak. Leur généralité et leur caractère actuel sont tels qu'ils n'ont aucun rapport avec la culture arabe : tout pays où l'Etat est trop faible pour que des lois soient respectées court les mêmes risques.

        C'est ainsi que la France, où l'Etat est particulièrement faible et fait mal respecter ses lois (délinquance impunie dans les banlieues, grèves preneuses d'otages sans sanction des grévistes, nombreux scandales politiques, destruction de cultures OGM impunies, occupations d'églises et de facultés pour prendre l'Etat en otage, etc.) risque d'en subir des conséquences.

4.4.1.1.1               Le problème religieux

L'Irak est un pays où (à part des minorités insignifiantes) 80 % de la population est de culture et langue arabe, le reste étant des Kurdes. L'influence de la culture arabe est si forte que la constitution adoptée est en partie basée sur le Coran.

 

Le problème de fond est la haine séculaire des chiites (60 % de la population) pour les sunnites (20 %) et inversement, haine qui explique l'incapacité des membres du gouvernement à s'entendre, les dizaines d'assassinats quotidiens, et les nettoyages ethniques qui font fuir des dizaines de milliers de familles.

 

Autre problème, la croissance de l'économie et le niveau de vie peuvent être entravés par certaines convictions religieuses ou idéologiques. La qualité ou même l'existence de la démocratie peuvent s'en trouver affectées.

        Le Coran interdisant de prêter ou d'emprunter de l'argent avec intérêt, il est difficile à un système de crédit bancaire de se développer dans un pays qui applique ses recommandations. L'argent disponible d'un croyant ne peut être placé dans une banque pour rapporter des intérêts ; il n'est donc pas disponible pour des entreprises ayant besoin de prêts ou de capitaux boursiers pour se développer, ce qui constitue un frein considérable à leur croissance et même à leur création. Cette interdiction est de plus en plus contournée en remplaçant le versement d'intérêts par une participation aux bénéfices, mais c'est là une hypocrisie manifeste. L'interdiction aux femmes d'exercer certaines activités prive l'économie d'une main d'œuvre précieuse, en même temps qu'elle prive les femmes de possibilités de se réaliser.

 

La culture musulmane, issue sur ce point du Coran, ne conçoit pas qu'on puisse séparer politique, religion et justice ; et de toute manière, la loi coranique doit passer avant une loi des hommes et avant la démocratie. Cela se voit dans l'article [32], dont voici la traduction du début :

"Au début du mois [d'octobre 2006] il y a eu une polémique à l'Assemblée nationale irakienne […]. Les législateurs débattaient du problème de savoir si les textes devaient être soumis à un comité pour vérifier leur compatibilité avec l'islam.

- « Pourquoi pas un comité pour savoir si les lois adhèrent aux principes démocratiques ? » demanda l'un des députés.

Le président Mahmoud Mashadani intervint pour régler la question :

- « Si une loi viole l'islam, nous l'écraserons sous nos chaussures ! » tonna-t-il.

- « Allah est grand ! » répondirent en chœur les députés, sunnites et shiites pour une fois d'accord."

 

Voir aussi plus bas la citation "Incompatibilité culturelle de l'Irak avec la démocratie".

4.4.1.1.2               Une armée et une police indignes de confiance

A l'automne 2006, l'armée irakienne recrutée et entraînée par les alliés depuis 2003 compte environ 300 000 hommes, forces de police comprises [30]. Mais il a fallu à plusieurs reprises purger ces forces de milliers d'hommes qui trahissaient au profit d'ennemis du gouvernement et de terroristes.

 

La stratégie américaine contre les terroristes définie fin 2005 dans [19] et mise en œuvre à partir de l'été 2006 consiste, pour chaque ville ou quartier de grande ville :

§           à faire reprendre la ville aux mains des terroristes par les Américains ;

§           à fouiller maison par maison pour arrêter des suspects et reprendre les armes ;

§           puis à quitter la ville en la confiant aux militaires et aux policiers irakiens pour la garder et empêcher les terroristes de la reprendre.