Démocratie et connaissance des religions

Mise à jour: 22/02/2005

Si on veut comprendre les valeurs à la base des choix de société et des règles de vie d'une population (comme ses institutions et ses lois), il est indispensable de prendre en compte à la fois son histoire et sa religion.

Nous allons voir que cette affirmation a des conséquences importantes.

 

Table des matières

1.    Le sens des mots. 2

1.1  Quelques notions sur l'islam... 2

1.2  Le christianisme et le judaïsme ont aussi des textes critiquables. 4

1.3  Les trois formes de démocratie. 4

2.    Pourquoi il faut connaître l'histoire et la religion. 4

2.1  La dimension culturelle de la religion.. 4

2.2  L'exemple du terrorisme islamiste. 5

2.3  L'exemple du passage des forces américaines par la Turquie. 6

2.4  Importance de l'histoire dans l'interprétation du Coran.. 7

2.5  L'identification des terroristes islamistes. 8

2.6  Les racines historiques et religieuses de notre culture européenne. 8

2.7  Choisir d'obéir aux lois de Dieu ou à celles de la République. 9

3.    La démocratie dans les pays musulmans. 10

3.1  Les erreurs résultant d'une méconnaissance de la langue et de la religion arabe  11

3.2  L'accès des pays musulmans à la démocratie. 11

3.3  Lien entre démocratie et valeurs occidentales. 12

3.3.1      Les valeurs de l'Union européenne. 12

3.3.2      Signification d'une adhésion aux valeurs européennes. 13

3.4  Conditions pour l'adoption et la pérennité de la démocratie constitutionnelle. 13

3.4.1      Existence d'un état de droit 13

3.4.2      Un niveau de vie minimum... 14

3.4.3      Une information de qualité. 15

3.4.4      Patience! 15

4.    Conclusions. 15

4.1  Les opinions de MM. Nicolas Sarkozy et Régis Debray. 16

5.    Textes complémentaires. 16

6.    Sources  17

 

1.     Le sens des mots

1.1                 Quelques notions sur l'islam

Voyons d'abord le sens précis de certains mots que nous utiliserons souvent.

§           Etre musulman implique certaines obligations à titre personnel et certaines à titre collectif.

·            A titre personnel, en plus des lois morales générales, correspondant à la partie sociale des dix commandements judéo-chrétiens (ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, ne pas rendre de faux témoignage), il existe une loi proprement musulmane, dont les obligations de base sont connues sous le nom des «cinq piliers» de l’islam. Elles obligent à titre personnel tout individu capable et sont mentionnées dans la tradition suivante: «L’envoyé de Dieu a dit: l’islam est bâti sur cinq (bases):

ü         Le témoignage qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est l’envoyé de Dieu.

ü         L’accomplissement de la prière rituelle.

[Les cinq prières obligatoires de la journée se situent à l’aube, à midi, au milieu de l’après-midi, dans le temps qui suit le coucher du soleil et dans la nuit noire, avant de s’endormir. Chaque vendredi, tous les hommes doivent se retrouver à la mosquée pour la prière de midi.]

ü         Le versement de l’aumône légale.

ü         Le pèlerinage.

ü         Le jeûne de ramadan.»

·            A titre collectif et par delà les ethnies, les langues et les cultures, la communauté des musulmans, appelée «Umma» (ou «Oumma»), a des obligations qui concernent les relations sociales. Certaines obligations équivalent à celles des commandements judéo-chrétiens. D'autres comprennent l'obligation de guerre sainte («jihad» ou «djihad»), destinée à propager et/ou à défendre l'islam.

 

A ce propos, selon [1] «djihad», on peut citer divers versets coraniques:

ü         ceux qui demandent de répandre l’islam par la persuasion;

ü         ceux qui ordonnent de ne combattre que pour repousser une attaque contre l’islam;

ü         ceux qui ordonnent une offensive, mais hors des quatre mois sacrés;

ü         ceux qui ordonnent le combat en tout temps.

[C'est parce que le Coran prévoit ces quatre obligations que certains musulmans choisissent l'une plutôt que les autres. Les terroristes islamistes choisissent la quatrième, utilisant ainsi la religion pour justifier leurs attentats.]

§           L'islam, avec un i minuscule, est la religion des musulmans, qui existe depuis le 7ème siècle. Les textes qui définissent l'islam sont le Coran et les Hadiths (recueils des propos et actes du Prophète Mahomet et de la Tradition).

Selon la doctrine traditionnelle, citée par [1] «djihad»:

"... l’islam est un universalisme. Sa propagation est un devoir pour la communauté musulmane. Il s’agit d’élargir toujours plus, jusqu’à la dimension du monde, la superficie des terres où seront reconnus «les droits de Dieu et les droits des hommes» prescrits par le Coran.

Un appel doit être adressé aux États qui ignorent l’islam ou le repoussent. S’ils se refusent à entendre cet appel, on peut alors (on doit, selon la plupart des auteurs) les attaquer les armes à la main. Ce n’est cependant pas le «crois ou meurs». Les lois du djihad suivirent au cours des siècles les lois générales de la guerre. Il est même dit et redit que les non-combattants, femmes, enfants et moines, du moins s’ils ne prêchent pas la lutte, doivent être respectés. Les peuples vaincus, s’ils sont des croyants monothéistes «qui obéissent à un prophète», chrétiens, juifs, sabéens, mazdéens, peuvent ou se convertir à l’islam ou garder leur foi et leur organisation religieuse communautaire, à la seule condition de payer tribut. Ils deviennent en ce cas les «hôtes protégés» («dhimmi») de la communauté musulmane. [En fait, les dhimmi sont des citoyens de seconde classe, qui ont moins de droits que les musulmans.] Les non-croyants, eux, devraient ou se convertir ou être réduits en esclavage."

[On voit ici que les terroristes islamistes comme al Qaida, qui se réclament du reste de la doctrine ci-dessus, ne respectent pas la vie des non-combattants. Et l'existence des dhimmi et des esclaves montre que la religion coranique ignore l'égalité entre les hommes, au profit de castes dominantes et dominées.]

§           L'Islam, avec un I majuscule, est l'ensemble des peuples ou des pays musulmans, ainsi que la civilisation de ces peuples ou pays.

§           L'adjectif islamique qualifie donc tantôt la religion musulmane, tantôt les peuples, les pays ou la civilisation.

§           L'islamisme, avec un i minuscule, est un phénomène politique et religieux récent, né vers 1928 suite à l'effondrement de l'empire ottoman. La Turquie devenue un état laïc avec Mustafa Kemal Atatürk et ayant aboli le califat, les musulmans sunnites craignirent de voir disparaître leur religion et leur mode de vie traditionnel au profit d'un mode de vie européen. C'est en réaction à cette perte potentielle d'identité que sont nés en Egypte les premiers islamistes, les Frères Musulmans.

L'islamisme est un mouvement militant, antidémocratique, porteur d'une vision holiste de l'islam. Cette vision refuse d'isoler la religion (avec ses pratiques), l'Etat (avec ses lois) et la vie quotidienne (avec ses règles). C'est ainsi que, d'après [2]:

"La langue arabe n'a pas de terme pour distinguer entre l'Eglise et l'Etat, ou entre le religieux et le politique. Dès le départ, l'état islamique, fondé par Muhammad, avait une fonction «politico-socio-spirituelle», le prophète occupant lui-même les fonctions de Chef d'Etat, Messager divin, Gouverneur, Général des armées et Interprète du Coran. Sa vie devait être imitée par chaque musulman."

C'est ainsi que, pour un musulman croyant, la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, qui est à la base de notre démocratie, n'a pas de sens; elle ne dispose même pas des mots nécessaires à son expression.

Au sujet du holisme islamiste, voir aussi la "Lettre à l'Amérique" de Ben Laden [5].

Le but ultime de l'islamisme est la restauration à l'échelle mondiale du califat, régime initial des musulmans depuis la mort de Mahomet jusqu'en l'an 661. L'islamisme est aussi une idéologie qui veut islamiser le système politique, le droit, l’économie, la politique étrangère, etc. Les islamistes contemporains agissent à tous les niveaux de la société: syndicats, mouvements de jeunes, aide sociale, etc.

On doit parler de terrorisme islamiste, pas de terrorisme islamique, bien que certains auteurs confondent ces deux adjectifs. Il y a plusieurs républiques islamiques: l'Iran (qui est aussi un état islamiste), la Mauritanie, le Pakistan, les Comores, etc.

§           Un islamiste est une personne, un groupe ou un état qui milite pour l'islamisme.

1.2                 Le christianisme et le judaïsme ont aussi des textes critiquables

Ce qui précède pourrait laisser croire que les textes sacrés des musulmans, vieux de plus de 1000 ans, sont les seuls textes d'une religion monothéiste qui soient critiquables de nos jours. Il n'en est rien, la Bible des juifs et des chrétiens a aussi des textes choquants : [14].

1.3                 Les trois formes de démocratie

Il y a trois formes de démocratie:

§           La démocratie directe, où tous les citoyens participent à toutes les discussions et tous les votes, régime qui ne convient donc qu'à de très petits états;

§           La démocratie indirecte, où les citoyens élisent des députés responsables devant eux, mais libres une fois élus et jusqu'aux prochaines élections de faire ce qu'ils veulent. Ce type de régime risque de déboucher sur un autoritarisme et de graves injustices;

§           La démocratie constitutionnelle, démocratie indirecte où les pouvoirs des élus sont limités par une constitution et des lois qui garantissent des droits aux citoyens, aux associations et aux entreprises. Ce dernier régime est le seul qui soit réellement digne de respect. Et pourtant il ne suffit pas pour garantir le respect de la volonté du peuple: en Russie, par exemple, le gouvernement maîtrise les médias et les votes des députés, le président Poutine ayant confisqué la démocratie.

2.                    Pourquoi il faut connaître l'histoire et la religion

2.1                 La dimension culturelle de la religion

Les valeurs qui structurent une personne comme la définition du bien et du mal, ce qui est permis ou défendu et les règles de vie en société, sont déterminées par sa culture. Cette culture a été en grande partie héritée du milieu où la personne a grandi, de sa famille, de son entourage. Il est fondamental de comprendre que, même chez une personne athée, la culture héritée comprend certaines valeurs d'origine religieuse. Comme l'écrit M. Sarkozy dans [15] :

§           Page 21 :

"Le fait religieux n'a pas seulement une dimension spirituelle. Il a aussi une dimension culturelle."

§           Page 60 :

"…même les musulmans qui ne pratiquent pas ont reçu l'islam comme un héritage au moins culturel. Pour un musulman croyant, comme pour un musulman non croyant, l'islam est une partie de son identité. Il a été élevé avec lui, il a grandi avec cette référence."

§           Pages 158-159 :

"Je suis certainement favorable à l'enseignement de l'histoire des religions. Nos élèves ont besoin d'acquérir un certain nombre de repères culturels. C'est également un facteur clé de l'apprentissage du dialogue, du respect de l'autre, de la compréhension des différences, y compris à l'âge scolaire. L'apprentissage de l'histoire des religions est à l'évidence un moyen de faire reculer le racisme et la xénophobie. Ce devrait être l'une des missions de l'Education nationale."

 

Conclusion : pour comprendre une personne, sa manière de juger et de se comporter, il faut connaître au moins les grandes lignes de sa culture, donc de la religion dont cette culture est issue.

2.2                 L'exemple du terrorisme islamiste

Voyons un exemple. Pour comprendre le choix des terroristes islamistes de propager leur foi et d'instaurer des lois coraniques dans tous les pays, au besoin par la terreur et les attentats-suicides, il faut connaître l'histoire de l'Islam, celle du Prophète Mahomet, et la religion musulmane elle-même.

 

Si on refuse de faire l'effort d'acquérir ces connaissances d'histoire et de religion, on s'expose à des erreurs graves. Exemples:

On peut penser que le terrorisme islamiste, celui d'al Qaida par exemple, est le fait de mauvais musulmans, c'est-à-dire de gens qui ne pratiquent pas bien leur propre religion, à supposer qu'ils la connaissent. Mais ce serait une erreur: Ben Laden, hélas, est un «bon musulman», un homme qui respecte scrupuleusement certaines recommandations du Coran.

Lorsqu'on connaît un peu la religion musulmane et son histoire, on sait qu'il y a plusieurs interprétations possibles des textes du Coran et des Hadiths (recueils des paroles du Prophète et de la Tradition), interprétations sur lesquelles les érudits ne sont pas d'accord.

·            L'une, fondamentaliste et brutale, fait un devoir aux musulmans de propager leur foi et de convertir les infidèles, par tous les moyens nécessaires, fussent-ils cruels.

·            Une autre, modérée, ne permet aux musulmans de combattre que lorsqu'ils sont attaqués, ou que leur religion l'est.

·            Une troisième, etc.

Sachant cela, il est inutile de compter sur un rejet du terrorisme islamiste par une majorité de croyants, en espérant qu'ils seront horrifiés par les images télévisées des attentats et des décapitations d'otages. Pour beaucoup de musulmans, hélas, chaque attentat est une victoire sur des infidèles que leur religion leur enjoint de combattre.

La religion musulmane promet aux hommes qui meurent en combattant pour elle un statut de martyr au Paradis, statut infiniment préférable à la vie misérable que tant de musulmans ont ici-bas. On comprend alors que tant de jeunes hommes commettent des attentats-suicides: ils n'ont rien à perdre sur terre, tout à gagner au ciel.

La religion musulmane recommande aux hommes de se comporter, chaque fois que c'est possible, comme l'a fait, ou l'aurait fait, le Prophète. Un musulman doit donc connaître l'histoire de la vie du Prophète. Et si nous voulons comprendre, voire prédire, les décisions d'un bon musulman, nous devons la connaître aussi.

2.3                 L'exemple du passage des forces américaines par la Turquie

Tout homme a du mal à prendre en compte, dans ses raisonnements, des faits qu'il ne connaît pas, ou mal. C'est ainsi que les Américains ont cru que les Turcs, leurs alliés de longue date dans l'OTAN et leurs obligés à cause des dons qu'ils recevaient des Etats-Unis, laisseraient leurs forces débarquer et concentrer environ 60.000 hommes en Turquie pour attaquer l'Irak de Saddam Hussein. Leurs interlocuteurs militaires turcs les avaient assurés de cette possibilité.

 

Or il était facile aux Américains, qui ont une importante ambassade en Turquie, de savoir que les Turcs, musulmans à 99%, se considèrent membres de la communauté musulmane, l'Umma. De ce fait, la très grande majorité du peuple turc ne pouvait pas entendre parler d'aider des infidèles à attaquer leurs frères musulmans. Malgré l'énorme cadeau financier promis par les Américains en échange du droit de passage (26 milliards de dollars, montant colossal représentant 14% du PIB,), la violence de la réaction populaire turque obligea les députés du parti islamiste au pouvoir, l'AKP, à voter le refus de passer. C'est ainsi que ces 60.000 soldats attendirent sur des bateaux au large des ports turcs pendant 3 semaines une autorisation de débarquer qui n'arriva jamais.

 

Le gouvernement américain ne connaissant pas du tout la religion et l'histoire des musulmans, c'est-à-dire leur mentalité (on le verra plus bas) n'ont pas pris en compte l'impossibilité, dans un pays démocratique comme la Turquie, de prendre une décision grave contre l'immense majorité d'un peuple. Or il y a aux Etats-Unis de nombreux universitaires et quelques fonctionnaires du Département d'Etat connaissant très bien cette mentalité, et ils auraient pu prédire cette impossibilité si on les avait consultés.

Conclusions

§           Faire de la politique étrangère sans connaître les valeurs des peuples à qui on a affaire est tout simplement impossible.

§           Pour un peuple musulman, les devoirs religieux tels que l'entraide contre les infidèles dans le cadre de l'Umma, passent avant toute promesse, tout traité signé dans le cadre de lois internationales, donc laïques et non-musulmanes. C'est pourquoi les Arabes d'Arabie Saoudite refusèrent (officiellement, parce qu'en pratique ils laissèrent un peu utiliser des bases) d'aider les Américains (des infidèles) contre le musulman Saddam Hussein en 2003, bien que celui-ci ait été leur ennemi et un agresseur de leur voisin musulman, le Koweït, en 1990-91.

§           L'intéressant article [12] montre clairement que:

·            Les Saoudiens comprennent et excusent n'importe quel acte terroriste, même s'il a fait de nombreuses victimes arabes, du moment qu'il est dirigé contre les infidèles que sont les Américains;

·            Les Saoudiens attribuent le terrorisme qui les frappe en Arabie à l'invasion de l'Irak musulman par les Américains infidèles;

 

[Ce point est intéressant, car on retrouve constamment dans l'opinion d'arabes, quel que soit leur pays, des accusations parfaitement absurdes. Il montre à quel point la grande majorité des arabes n'a aucune rigueur intellectuelle lorsqu'il s'agit de politique ou de religion, à quel point ils accusent les chrétiens ou les juifs de tous les maux de la terre, à quel point ils se considèrent comme leurs victimes. L'explication de cette inaptitude à penser juste dans ces domaines est simple: ces hommes ont été formés à l'acceptation sans discussion du Coran, oeuvre poétique difficile à interpréter, où les contradictions sont innombrables et où tout est ramené à la religion.]

·            Les Saoudiens rejettent les idées comme la démocratie chaque fois que ces idées sont d'origine occidentale, c'est-à-dire infidèle, et contraires à leur religion, qui a priorité sur tout autre système politique. Ils rêvent, au contraire, d'un retour à l'islam fondamentaliste wahhabite, celui de l'Arabie Saoudite, celui qu'on leur a enseigné depuis qu'ils ont appris à lire.

2.4                 Importance de l'histoire dans l'interprétation du Coran

L'article [18] contient un passage dont voici la traduction :

"[Dans le Coran] la totalité du chapitre neuf, la sourate du Repentir, décrit une tentative manquée du Prophète Mahomet de former un état dans la péninsule arabique. On y trouve la source de la plupart des versets utilisés pour justifier les attaques terroristes, avec des exhortations à tuer comme « tuez les associateurs [c'est-à-dire les infidèles] où que vous les trouviez. »

 

L'article explique que le contexte dans lequel cette sourate a été formulée était une guerre locale qui n'existe plus, donc que l'exhortation du Prophète à tuer les infidèles s'appliquait à cette guerre-là et qu'il ne faut plus l'appliquer aujourd'hui.

 

Tous les islamologues savent bien qu'il est impossible de comprendre et d'interpréter les textes sacrés de l'islam sans connaître l'histoire des populations de la péninsule arabique aux 7ème et 8ème siècles, histoire marquée par de nombreuses guerres, trahisons et vengeances.

 

Mais les terroristes islamistes considèrent que tout ce qui est dans le Coran et les volumes des Hadiths est éternel, et doit être pris en totalité sans discuter. C'est donc parce qu'ils refusent de prendre en compte l'histoire de l'Islam qu'ils peuvent utiliser les textes sacrés pour justifier leurs attentats, leurs décapitations, etc.

2.5                 L'identification des terroristes islamistes

Voir L'identification des terroristes islamistes (2 pages A4)

2.6                 Les racines historiques et religieuses de notre culture européenne

Notre culture européenne a ses racines à la fois dans l'histoire gréco-romaine et la religion judéo-chrétienne. C'est notre culture qui a inventé le concept de religion, concept proprement occidental qui n'a pas d’équivalent dans les autres cultures. [1]

"La fonction originaire du concept de religion fut de distinguer un domaine s’opposant à celui que recouvre le concept d’État. Ainsi, lorsque le christianisme devint la «religion de l’État» romain, une distinction catégorique se révéla nécessaire entre pouvoir religieux et pouvoir temporel, entre autorités religieuses et autorités laïques, entre lois religieuses et lois civiles, entre fêtes religieuses et fêtes civiques. Jusqu’alors la religion publique (ou officielle, ou d’État) avait pour but unique de contribuer à l’édification de l’État lui-même, et n’exigeait donc pas d’être strictement différenciée par rapport à l’État et à ce qui le concernait."

 

Depuis l'apparition du concept de religion et du mot qui le désigne, c'est-à-dire depuis l'empire romain, notre culture porte donc en germe la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Mais cette séparation n'existe pas dans les autres grandes religions, où elle est même inconcevable, nous l'avons vu pour l'islam.

Le monumental ouvrage [3] explique fort bien comment l'Humanité a séparé peu à peu Science, Philosophie et Religion. Il relate, par exemple, comment la pensée de l'astronome Kepler est passée progressivement, au XVIIème siècle, des sophismes à base de «Aristotele dixit» (Aristote dit) qui dominaient la pensée du Moyen Age, à la découverte des trois lois du mouvement des planètes qui portent son nom, lois qui ne font intervenir ni l'Homme, ni Dieu, ni la métaphysique, ni l'opinion d'Aristote.

 

Notre démocratie laïque d'aujourd'hui est l'aboutissement du processus d'évolution commencé il y a deux mille ans à Rome avec le concept de séparation de la religion et de l'Etat, et qui s'est poursuivi en passant par les étapes suivantes :

§           La Réforme, au XVIème siècle, qui a mis un terme à la religion unique, permettant (après les interminables et meurtrières Guerres de religion), la coexistence pacifique dans des pays européens de plusieurs religions.

§           La séparation, au XVIIème siècle, des trois formes de connaissance que sont la philosophie, la science et la religion ; désormais, la vérité scientifique pouvait exister en dehors des vérités révélées ou métaphysiques.

§           Les Lumières, au XVIIIème siècle, qui ont fait triompher la Raison sur la Religion et la Philosophie ; désormais, l'homme pouvait espérer atteindre la connaissance grâce à l'observation et à sa raison, par une démarche objective et logique, sans le secours de croyances révélées ou a priori ; et il n'y avait pas d'autre limite aux connaissances accessibles que les concepts impossibles à définir clairement comme « l'âme » ou « Dieu ».

§           Les découvertes du XIXème et du XXème siècle, qui ont amené la Révolution industrielle et le progrès du commerce, du niveau de vie, de l'instruction, de la santé et finalement de la démocratie.

 

C'est donc notre culture, avec ses racines, qui explique nos choix de société, la démocratie laïque et les Droits de l'Homme (concepts tous inventés par des Européens), ainsi que nos lois, d'origine romaine [13].

2.7                 Choisir d'obéir aux lois de Dieu ou à celles de la République

La loi coranique ne pouvant séparer Etat et Religion:

§           Pour un bon musulman, seul Dieu a le pouvoir de créer des lois, ce qu'il a fait dans le Coran. Les lois musulmanes sont donc éternelles et immuables. L'homme a seulement le pouvoir (et le devoir) de les interpréter en fonction des circonstances. Il est impensable qu'un homme crée des lois, car ce serait usurper le pouvoir de Dieu [5].

§           Un musulman vivant en France doit choisir entre obéir aux lois de sa religion, d'origine divine, ou à celles de la République, d'origine humaine. Ce choix est souvent dramatique, la République prévoyant des notions contraires au Coran, comme l'égalité des hommes et des femmes, le droit de prêter de l'argent avec intérêts, etc.

 

Les musulmans qui veulent vivre en France en accord avec les lois républicaines doivent donc accepter d'abandonner certaines de leurs croyances, comme les chrétiens français ont accepté la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ou la croyance en l'évolution des espèces de Darwin au lieu de la création divine décrite dans la Genèse. Autrement dit, vivre dans une société occidentale impose à un croyant de séparer sa vie religieuse de sa vie publique, ce qui est explicitement contraire aux exigences du Coran.

 

Ce conflit chez un musulman entre lois de Dieu et lois des hommes est incompréhensible, pour un chrétien ou un athée, sans un minimum de connaissance de l'histoire et de la religion des musulmans. C'est faute d'avoir explicité ce conflit et le choix qu'il impose que la France vit toutes sortes de petits drames, comme le port du voile, le refus de certains élèves musulmans qu'on aborde en classe certains sujets, le communautarisme et son intolérance, etc.

Pour vivre ensemble, chrétiens, juifs et musulmans doivent donc connaître suffisamment l'histoire et la religion des autres confessions pour comprendre les valeurs et les contraintes de vie de ceux qui les pratiquent.

 

Et parce que la France est un pays démocratique, dont les lois reflètent donc la volonté d'une majorité, toute minorité qui veut profiter des avantages de la vie en France doit se plier aux règles de cette majorité.

        Un musulman doit donc accepter de travailler un vendredi et ne pas tenter d'imposer que son employeur lui donne congé ou que la France décrète le vendredi férié. Un juif doit accepter si nécessaire de travailler un samedi, etc.

        Un musulman doit accepter qu'une réunion dure tout l'après-midi, au lieu de l'interrompre en plein milieu pour faire la prière qu'exige sa religion. S'il refuse, il tente d'imposer à une majorité de participants non-musulmans une règle d'emploi du temps qui ne devrait impacter que sa vie personnelle, du fait de la séparation entre vie religieuse et vie publique indispensable dans un pays laïc. La vie dans notre société laïque donne la priorité à l'intérêt général sur l'intérêt particulier, aux traditions françaises sur les traditions musulmanes ou juives, sans tenir compte d'exigences religieuses.

 

La démocratie avantage clairement les majorités au détriment des minorités, bien qu'elle repose sur l'égalité des droits et devoirs des citoyens. Et elle transfère de l'argent des riches vers les pauvres en vertu de lois fiscales votées, et pas au nom de la charité («zakat») que le Coran impose à tout musulman en confondant impôt séculier et charité religieuse.

 

De même que beaucoup de Français s'estiment bons catholiques tout en n'allant à l'église que pour la communion solennelle d'un enfant et les messes de Noël, beaucoup de musulmans ne retiennent de leur religion que le minimum de commandements qui définissent le bien et le mal sans conflit avec la vie en France, en oubliant les exigences qu'ils considèrent trop contraignantes ou d'un autre âge.

L'opinion de M. Sarkozy

Voici un extrait de [15] page 114 :

"… si nos compatriotes se montrent capables d'inventer un islam de France, un islam intégré à la culture européenne, qui vive en bonne harmonie au sein d'un ensemble plus vaste, un islam qui renonce à toute velléité d'Etat islamique, un islam qui abandonne certaines pratiques ou certains archaïsmes tout en préservant son identité fondamentale, cet islam constituera un exemple précieux pour l'ensemble du monde musulman."

3.                    La démocratie dans les pays musulmans

Certains Américains veulent imposer la démocratie dans les pays arabes, notamment en Arabie Saoudite, pays d'où provenaient la majorité des terroristes du 11 septembre 2001. L'Union européenne veut imposer à la Turquie sa démocratie, avec ses textes particuliers très avancés sur les droits de l'Homme et ses 80.000 pages de règlements appelées «acquis communautaires».

 

Or, en Arabie Saoudite, la loi actuelle est la loi coranique vieille de 1300 ans, et nous avons vu que la langue arabe n'a pas de mots pour distinguer entre Etat et Religion. Pour un Arabe, la démocratie représentative est contraire à la loi sacrée, qui prévoit que le Chef successeur du Prophète cumule les pouvoirs sans l'avis d'un parlement. Et la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire n'a pas de raison d'être. Dans ces conditions, les divers concepts démocratiques n'ont pas de sens et, en général, n'ont pas de mots pour être exprimés.

 

Le peuple n'a jamais connu d'autre régime que la tyrannie féodale. L'enseignement donné aux enfants étant 100% religieux et basé sur le Coran, les gens ont de bonnes raisons d'assimiler démocratie et relâchement des moeurs. Ceux qui acceptent une pratique moins rigoureuse de l'islam et ont compris ce qu'est la démocratie en sont partisans, bien sûr, mais ce n'est pas leur préoccupation principale. Avant toute chose, leur niveau de vie ayant fortement baissé depuis une vingtaine d'années, les Arabes veulent du travail.

 

Il n'y a donc aucune chance de voir l'Arabie Saoudite évoluer vers la démocratie avant des dizaines d'années. Il n'y a aucune chance d'y imposer la démocratie de l'extérieur. Ceux qui croient pouvoir y parvenir se trompent. (Justification: cliquez).

3.1                 Les erreurs résultant d'une méconnaissance de la langue et de la religion arabe

La première raison de l'erreur des occidentaux concernant la démocratie dans les pays musulmans est la méconnaissance de la religion musulmane et de l'arabe, langue du Coran. Le rapport [9] page 92 constate que:

"The total number of undergraduate degrees granted in Arabic in all U.S. colleges and universities in 2002 was six"

c'est-à-dire qu'en tout et pour tout, les Etats-Unis n'ont formé en 2002 que 6 personnes ayant un diplôme en langue arabe!

 

Sachant que, de toute manière, ils ne disposaient que d'un nombre insignifiant de gens parlant cette langue et disponibles pour les services de renseignement extérieur (CIA), intérieur (FBI, services antiterroristes NCTC, CSG et CTC, etc.) et les forces d'occupation en Irak, on a la certitude que les Etats-Unis ont décidé d'envahir l'Irak en 2003 sans disposer d'assez de spécialistes capables de comprendre ce pays, son peuple, son histoire, ses valeurs, etc. Ils ne pouvaient donc guère obtenir des renseignements sur place, ni analyser ceux qu'ils obtenaient, par exemple dans des documents ou en écoutant les conversations téléphoniques. C'est ainsi (voir [17]) que les traductions des documents officiels irakiens prouvant les liens entre leurs services secrets et des groupes terroristes et l'existence d'ordres d'action contre des Américains, furent disponibles trop tard pour être utiles, tout simplement parce qu'il y avait des milliers et des milliers de pages à traduire.

 

Après la victoire, les Américains ne pouvaient administrer l'Irak que par Irakiens anglophones interposés, en supposant qu'ils soient dignes de confiance. Ce manque de réalisme est ahurissant, irresponsable!

 

Aujourd'hui, le problème reste posé concernant le terrorisme islamiste international, dont la langue interne est l'arabe. Les Américains admettent qu'il leur reste à traduire ou analyser des dizaines de milliers de pages de texte arabe saisies en Irak, en Afghanistan, etc. Et les Américains n'ont pas, non plus, de nationaux parlant les langues des tribus du Pakistan occidental et de l'Afghanistan. Comment alors intervenir efficacement contre les terroristes et dans ces pays?

3.2                 L'accès des pays musulmans à la démocratie

Pour comprendre comment un pays musulman peut accéder à la démocratie, on peut considérer l'exemple turc. En Turquie, l'occidentalisation de la vie publique a été imposée il y a 80 ans par la dictature militaire de Mustapha Kemal, dit Atatürk. Depuis, c'est l'armée qui a veillé à maintenir le caractère laïc du pays, n'hésitant pas à recourir quatre fois à un coup d'état depuis 1960.

 

Aujourd'hui, la moitié environ des Turcs sont acquis à la laïcité, 40% ayant voté islamiste aux élections du 3 novembre 2002 [6]. Si, malgré le bras de fer qui oppose les islamistes au pouvoir à l'armée, le pays continue à progresser vers les lois et institutions démocratiques européennes, on aura, vers 2020, un premier pays musulman qui aura réussi à devenir démocratique. Il aura mis un siècle, et en s'appuyant sur l'armée.

 

Si cela se produit, d'autres pays musulmans pourront être gagnés par la «contagion démocratique», chacun y arrivant par ses propres moyens, sans contrainte extérieure autre qu'une incitation du type adhésion à un ensemble comme l'Union européenne.

 

Pour une étude plus complète des conditions d'accès à la démocratie de pays musulmans, voir: "Irak, Afghanistan : la démocratie impossible".

3.3                 Lien entre démocratie et valeurs occidentales

3.3.1             Les valeurs de l'Union européenne

L'Union européenne a adopté des textes très complets [19] définissant les divers aspects des Droits de l'Homme. On y relève notamment l'affirmation suivante concernant les valeurs fondamentales :

"Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l'Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d'égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l'Etat de droit. Elle place la personne au coeur de son action en instituant la citoyenneté de l'Union et en créant le principe de liberté, de sécurité et de justice."

La phrase ci-dessus souligne :

§           que les valeurs de l'Union résultent de son « patrimoine spirituel et moral », c'est-à-dire de son histoire et de sa culture ;

§           que ces valeurs sont universelles, c'est-à-dire qu'elles s'appliquent à tout peuple qui adhérerait à l'Union, même si l'histoire et la culture de ce peuple lui ont donné certaines valeurs différentes, comme c'est le cas pour les peuples musulmans ;

§           que ces valeurs sont indivisibles, c'est-à-dire qu'il n'est pas question d'en adopter certaines et pas d'autres ; c'est là une clause contraignante pour des peuples dont une des valeurs est différente, comme par exemple la supériorité des hommes sur les femmes instaurée par l'islam.

 

Pour l'Union européenne, les droits se répartissent en trois axes :

§           les droits civils : droits de l'homme et droits de la procédure juridique, comme ceux garantis par la Convention européenne des droits de l'homme ;

§           les droits politiques qui sont spécifiques à la citoyenneté européenne établie par les traités ;

§           les droits économiques et sociaux qui reprennent ceux énoncés par la Charte communautaire des droits sociaux des travailleurs, adoptée en 1989.

3.3.2             Signification d'une adhésion aux valeurs européennes

Lorsqu'un pays non européen adhère à l'Union, il adopte la démocratie constitutionnelle, avec la laïcité, les Droits de l'Homme, la séparation des pouvoirs et le libéralisme économique. Alors, ses citoyens instruits :

§           Ont compris et adopté les aspects politiques de la civilisation européenne, avec ses valeurs énoncées ci-dessus ;

§           Ont renoncé à suivre ceux des commandements de leur religion qui s'opposaient à cette démocratie.

 

Nous arrivons ainsi à une conclusion importante:

§           Nous, occidentaux, devons connaître et comprendre les valeurs des musulmans, issues de leur histoire et de leur religion, pour vivre en harmonie avec eux;

§           Les musulmans doivent connaître et comprendre les valeurs occidentales, issues de notre histoire gréco-romaine et de notre religion judéo-chrétienne, pour accéder à la démocratie, avec ses exigences de laïcité, de droits de l'homme, etc. Sans cette compréhension de valeurs, une société n'est pas mûre pour la démocratie.

Cette connaissance réciproque permet la tolérance, qui permet la confiance, qui permet l'intégration politique ou au moins économique. Le respect de l'autre, avec ses différences, permet alors des choix législatifs différents dans des régions différentes, dans la mesure où ils ne contredisent pas les textes communs comme la Constitution ou les accords de libre-échange.

 

Pour parvenir à des recommandations concrètes, susceptibles de guider une action, il faut à présent compléter ces conditions culturelles de la démocratie par des conditions pratiques.

3.4                 Conditions pour l'adoption et la pérennité de la démocratie constitutionnelle

Nous allons voir que l'instauration, puis la pérennité d'une démocratie constitutionnelle, supposent trois groupes de conditions préalables en plus du contexte culturel précédent:

§           l'existence d'un état de droit,

§           un niveau de vie minimum,

§           une information de qualité.

3.4.1             Existence d'un état de droit

Une élection démocratique permet à des électeurs de choisir entre des candidats et des programmes. En démocratie constitutionnelle, cette démarche exige l'existence de règles concernant le vote et les pouvoirs du futur gouvernement, c'est-à-dire un système de lois. En l'absence de telles lois, on élit un homme ou une équipe avec un blanc-seing, d'où les risques d'abus de pouvoir d'une démocratie indirecte non-constitutionnelle. L'existence de lois suppose à son tour un organe législatif pour les créer et un appareil judiciaire pour les faire respecter. Cet état de droit ne peut se concevoir sans un consensus populaire sur le respect de ces institutions et un gouvernement qui les respecte aussi.

 

Les lois d'un état de droit doivent être publiées, pour que tout citoyen puisse en prendre connaissance. Elles doivent être stables, donc écrites, pour ne pas qu'on puisse les remettre en question à tout bout de champ. Cette stabilité permettra aux ressortissants d'agir en connaissant les règles à respecter et en comptant sur leur pérennité.

        Elle permettra de faire des affaires et d'investir sans risquer l'arbitraire d'autres personnes ou institutions. En cas de litige, un système judiciaire permettra d'arbitrer en fonction du droit écrit et pas de celui du plus fort. Inversement, les investisseurs d'un pays ou de l'étranger n'accepteront pas de placer leur capital dans ce pays si l'existence et la stabilité de son état de droit les inquiètent; privée de capitaux, l'économie du pays ne pourra alors se développer.

 

Pour que des citoyens respectent les lois et le gouvernement il faut qu'ils y trouvent avantage, c'est-à-dire que le pays leur procure la sécurité (des biens et des personnes) et des services publics. Il faut aussi que le gouvernement les respecte, c'est-à-dire qu'il reconnaisse l'existence de droits de l'Homme, notamment celui d'obtenir justice. Dans les pays musulmans, les droits des femmes doivent être reconnus et égaux à ceux des hommes, ce qui ne va pas de soi avec une interprétation stricte de la religion islamique.

 

Idéalement, l'exercice des libertés classiques de mode de vie, de déplacement, de réunion, d'opinion, de croyance religieuse, d'expression, d'association, de possession, d'entreprise, etc. doit être défini par les lois dans le cadre d'une constitution et d'une déclaration des droits de l'Homme. En outre, pour éviter la tyrannie, il faut une séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

        En pratique cependant, un état de droit assez efficace pour permettre un niveau de vie appréciable peut exister même si certaines libertés sont restreintes et si le gouvernement est assez autoritaire. Exemples de "démocraties autoritaires" ayant un certain succès économique: la Thaïlande et surtout Singapour, dont les habitants ont un niveau de vie comparable à celui des Français.

 

L'existence d'un état de droit est donc un préalable à la démocratie constitutionnelle, qui ne se conçoit que dans une société ayant ce minimum d'organisation; ce n'est pas la démocratie (qu'elle soit indirecte ou constitutionnelle) qui est un préalable à un état de droit.

3.4.2             Un niveau de vie minimum

Dans l'étude [7], quatre universitaires ont montré avec des statistiques historiques que pour qu'une démocratie puisse être instaurée et ne pas se transformer rapidement en dictature, il faut un minimum de niveau de vie en plus de l'état de droit. Ces chercheurs ont calculé que, dans un pays démocratique dont le revenu par habitant est inférieur à 1.500 dollars par an, on peut tabler sur une durée de vie moyenne de la démocratie de 8 ans. Entre 1.500 et 3.000 dollars, elle survit en moyenne 18 ans. Au-dessus de 6.000 dollars, la démocratie devient beaucoup plus résistante; la probabilité pour un régime démocratique de disparaître, dans un pays au revenu annuel par habitant supérieur à 6.000 dollars, est d'une chance sur 500: une fois riches, les démocraties deviennent pérennes.

 

Pour fixer les idées, selon [8] pages 184 à 187, le revenu annuel par habitant de la Thaïlande est $2.060, celui de Singapour est $20.886, celui de la France est $24.061. Celui de la Turquie, dont la démocratie sort peu à peu de l'autoritarisme pour être digne d'entrer dans l'Union européenne, est de $2.638, neuf fois moins élevé que celui de la France. Il faut donc espérer que, dans la dizaine d'années de négociations qui restent jusqu'à une éventuelle adhésion de la Turquie, et avec les subventions de l'Union européenne, la Turquie parviendra à un niveau de vie permettant une bonne pérennité de la démocratie.

3.4.3             Une information de qualité

Dans n'importe quel pays, des citoyens mal informés peuvent se tromper en votant. L'article [10] décrit l'état catastrophique des médias Irakiens en 2003. Malgré la publication de près de 200 journaux et magazines, l'Irak n'a pas encore, aujourd'hui, de journalistes dignes de ce nom. Les informations diffusées à la population sont en général des rumeurs fantaisistes à caractère sensationnel. Dans ces conditions, le vote des citoyens (qui ont d'immenses problèmes de sécurité, de chômage, etc.) sera basé sur des informations fausses, des impressions et des passions, mais pas sur des faits; il risque donc d'être extrémiste.

 

Sachant combien il est difficile, même dans un pays avancé comme la France, d'avoir une information de qualité, on comprend pourquoi dans certains pays musulmans comme l'Irak et l'Afghanistan il faudra de longues années avant que les électeurs puissent émettre des opinions fondées. Dans ces conditions, le fonctionnement d'une éventuelle démocratie ne peut être que misérable.

3.4.4             Patience!

C'est parce qu'il faut patienter jusqu'à ce qu'un pays respecte l'état de droit, que l'Union européenne prévoit pour la Turquie dix à quinze ans d'adaptation aux textes communautaires avant l'adhésion. On espère aussi que, pendant ce temps-là et avec l'aide de l'Union, le niveau de vie progressera, ainsi que la qualité des informations politiques et économiques donnés aux électeurs Turcs par leurs médias.

4.                    Conclusions

§           En France, comme dans l'Union européenne et tous les pays occidentaux, il faut développer la connaissance de l'histoire et de la religion des musulmans. C'est indispensable pour l'intégration de ceux qui vivent avec nous, comme pour combattre le terrorisme et coopérer avec les pays musulmans.

§           Ce développement des connaissances doit commencer dans nos lycées, au niveau du baccalauréat, en s'appuyant sur la vérité historique incontestable et sur un enseignement comparatif des principes des grandes religions monothéistes.

§           Pour la population adulte, il faut des émissions culturelles à la télévision, en s'arrangeant pour que le public ait envie de les suivre: documentaires, fictions, débats... Il faut aussi sensibiliser le public aux raisons et aux enjeux de cet effort.

§           Dans les pays musulmans, il faut à la fois faire progresser le niveau de vie et l'état de droit. Au lieu d'envoyer de l'argent sous forme de dons, il faut développer l'investissement de nos sociétés dans ces pays, pour y générer des emplois. Et il faut absolument faire progresser le niveau culturel. Les suggestions nécessaires sont dans [11].

4.1                 Les opinions de MM. Nicolas Sarkozy et Régis Debray

Dans [15] pages 158-159 on trouve le paragraphe suivant sous la plume de M. Sarkozy :

"Je suis certainement favorable à l'enseignement de l'histoire des religions. Nos élèves ont besoin d'acquérir un certain nombre de repères culturels. C'est également un facteur clé de l'apprentissage du dialogue, du respect de l'autre, de la compréhension des différences, y compris à l'âge scolaire. L'apprentissage de l'histoire des religions est à l'évidence un moyen de faire reculer le racisme et la xénophobie. Ce devrait être l'une des missions de l'Education nationale."

 

Le rapport de M. Régis Debray [16] estime qu'il est nécessaire d'avoir une approche raisonnée des religions comme faits de civilisation. Pour ce faire, il émet douze recommandations pour l'enseignement du fait religieux à l'école.

 

 

Daniel MARTIN

 

 

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5.                    Textes complémentaires

 

§           Démocratie et connaissance des religions : les bases de la religion et de l'histoire des musulmans nécessaires pour les comprendre (18 pages A4)

§           L'identification des terroristes islamistes (2 pages A4)

§           Le terrorisme islamiste : idéologie, exigences et attentats (analyse approfondie - 36 pages A4)

§           La religion musulmane et le terrorisme (partie d'une analyse de 45 pages A4)

§           L'évolution de l'islam, une interview décapante de Mohamed Ibn Guadi (4 pages A4)

§           L'Islam en France (1 page A4)

§           Les attentats islamistes, dans le monde et en France (liste de 4 pages)

§           L'Espagne rejoint l'Europe des capitulards devant Al Qaida (2 pages A4)

§           Fondamentalisme musulman, un sujet que la télévision n'ose aborder (3 pages A4)

§           Irak, Afghanistan : la démocratie impossible (28 pages A4)

§           Le rapport du Congrès des Etats-Unis sur le 11 septembre 2001
et ce qu'on peut en tirer en France
(17 pages A4)

§           Adhésion de la Turquie : le pour et le contre (38 pages A4)

 

6.                    Sources

[1]   Encyclopédie Universalis «Religion - L'étude des religions»

 

[2]   "Le réveil de la nation islamique", par Mohamed Ibn Guadi (philologue sémitique, chercheur à Strasbourg et auteur de nombreuses publications), téléchargé le 30/04/2004 de la page http://www.reinfo-israel.com//documents/showthread.php?s=68c20de27f9bbf290b821955e06a84f4&threadid=3812

 

[3]   Livre "Les somnambules" par Arthur Koestler, prix Nobel de littérature, chez Calmann-Lévy.

 

[4]   "Bin Laden's 'letter to America", publiée dans The Observer du 24/11/2002, téléchargée le 15/08/2004 de la page http://observer.guardian.co.uk/worldview/story/0,11581,845725,00.html

 

[5]   Dans sa "Lettre à l'Amérique" [4], Ben Laden confirme son idéologie et sa haine, en écrivant:

"It is saddening to tell you that you are the worst civilization witnessed by the history of mankind" (Il est triste de vous dire que vous êtes la pire civilisation de l'histoire de l'Humanité).

"You are the nation who, rather than ruling by the Shariah of Allah in its Constitution and Laws, choose to invent your own laws as you will and desire. You separate religion from your policies, contradicting the pure nature which affirms Absolute Authority to the Lord and your Creator." (Vous êtes le pays qui, plutôt que de suivre la loi coranique d'Allah dans votre Constitution et vos Lois, avez choisi d'inventer vos propres lois selon votre fantaisie. Vous séparez la religion de la politique, contredisant ainsi la nature elle-même, qui affirme l'autorité absolue du Dieu qui vous a créé.)

En somme, Ben Laden refuse aux hommes le droit de faire leurs propres lois; pour lui, seul Allah a pu en faire et les énoncer par la bouche du Prophète, il y a 1300 ans, et aujourd'hui les hommes ne peuvent que les interpréter en fonction des circonstances.

Ben Laden refuse aussi que les pays se dotent de gouvernements élus qui agissent en fonction d'une constitution et de lois humaines, usurpant ainsi le pouvoir divin; pour lui, un gouvernement ne peut agir qu'en fonction des lois d'Allah.

Ces positions sont clairement antidémocratiques et réservent les pouvoirs judiciaire et exécutif aux docteurs de la foi musulmane, les oulémas et ayatollahs. Les islamistes sont donc les ennemis irréconciliables de nos institutions et, au delà, de notre société.

 

[6]   "Adhésion de la Turquie : le pour et le contre" analyse en détail les problèmes posés par cette adhésion, mettant en évidence les avantages et les inconvénients.

 

[7]   "Democracy and Development: Political Institutions and Well-Being in the World, 1950-1990", étude publiée en octobre 2000 par les politologues Adam Przeworski, Michael E. Alvarez, Jose Antonio Cheibub et Fernando Limongi. (Cambridge University Press, http://www.cambridge.org/.)

 

[8]   "Rapport mondial sur le développement humain 2004 - Statistiques de PIB". http://stone.undp.org/hdr/reports/global/2004/francais/pdf/hdr04_fr_complete.pdf

Ce rapport est produit chaque année par le Programme de développement humain des Nations unies.

 

Le PIB (produit intérieur brut) d'un pays est la somme des valeurs des biens et services produits dans le pays en un an, augmentée de la TVA et des droits de douane perçus, et diminuée de la valeur des biens et services nécessaires pour les produire.

 

[9]   Rapport de la Commission nationale américaine sur les attaques terroristes

«The 9/11 Commission Report» http://www.9-1commission.gov/report/911Report.pdf  téléchargé le 24/07/2004.

 

[10] Selon l'article "Free and Reckless", publié dans Newsweek du 11/08/2003, il y avait à l'époque en Irak près de 200 journaux et magazines. Mais l'information qu'ils diffusaient était parfaitement fantaisiste, parce qu'elle contenait très peu de faits et beaucoup de rumeurs. Exemples: "Les Juifs projettent d'acheter des immeubles à Bagdad pour commencer la transformation de l'Irak en nouvelle rive occidentale du Jourdain"; "De source digne de foi, le pétrole Irakien part en Israël"; "Mort aux espions et à ceux qui coopèrent avec les Etats-Unis – les tuer est un devoir religieux".

 

Les chaînes de télévision, irakiennes ou étrangères, ne valaient pas beaucoup mieux. La tentative des Américains d'émettre des informations plus crédibles sur leur chaîne Iraqi Media Network n'a pas, pour le moment, réussi à obtenir une audience. Les journalistes irakiens ayant été décimés par Saddam Hussein ou réduits à une stricte servilité, il n'y a guère aujourd'hui, en Irak, de professionnels du journalisme.

 

Des médias de qualité seront d'autant plus difficiles à créer dans les pays musulmans comme l'Irak et l'Afghanistan que même dans des pays avancés comme la France l'information politique, économique et sociale laisse à désirer – et ce d'une manière analogue à celle qu'on déplore en Irak.

 

En effet, la télévision, principale source d'informations du public, se contente trop souvent de fournir les nouvelles les plus percutantes, celles qui angoissent, révoltent ou désespèrent. Peut-être que les informations sur ce qui va mal sont les seules qui intéressent les journalistes, peut-être que pour avoir de l'audience il faut à tout prix générer de l'émotion. Les journalistes de la presse écrite comme ceux de la télévision ne font pratiquement plus de travail d'investigation, ils se contentent souvent de puiser dans les dépêches d'agence, les communiqués officiels et les nouvelles des confrères. Pour plus de détails, voir le livre "La démocratie malade des médias - Nous votons sans savoir", disponible gratis sur Internet.

 

[11] Rapport "Arab Human Development Report 2003"  http://www.undp.org/rbas/ahdr/english2003.html  (payant) ou http://www.miftah.org/Doc/Reports/Englishcomplete2004.pdf  (gratuit, téléchargé le 07/06/2004)

 

Ce rapport fait suite au rapport 2002, disponible en français à la page http://www.undp.org/rbas/ahdr/french2002.html .

 

[12] Article "Saudis Blame U.S. and Its Role in Iraq for Rise of Terror" publié dans The New York Times du 14/10/2004. On y trouve des interviews de Saoudiens à qui on demandait l'origine des attentats terroristes meurtriers dans leur pays depuis quelques mois. Les deux douzaines d'interviewés, allant de princes à des travailleurs pauvres, sont d'accord sur les raisons suivantes (extraits):

§           Les Saoudiens en veulent moins aux auteurs des attentats en Arabie qu'aux Etats-Unis, pour leur invasion de l'Irak.

§           Les Saoudiens considèrent que les attentats dans leur pays ont pour cause l'invasion américaine de l'Irak.

§           De nombreux Saoudiens sont en accord avec les auteurs des attentats. Et lorsque des insurgés ont décapité l'ingénieur américain Paul M. Johnson en juin, ils ont dit que c'était une vengeance pour les souffrances quotidiennes endurées par des milliers de musulmans du fait des tirs des hélicoptères américains Apache.

§           Un prince a dit: "Les gens sont mécontents des idées des étrangers, tout particulièrement en ce qui concerne la démocratie que les Etats-Unis veulent propager à tous les pays du monde, et surtout à l'Arabie Saoudite."

§           Un homme d'affaires s'est plaint des influences étrangères qui font du mal à la société saoudienne.

§           Les Saoudiens revenus d'Afghanistan [où ils avaient combattu aux côtés des Talibans et/ou s'étaient entraînés dans les camps d'al Qaida] étaient furieux que leur rêve d'un état islamique fondamentaliste ait été brisé par l'Amérique.

 

[13] Encyclopédie Universalis «Romain (Droit)»

 

[14] Voici six exemples de textes extraits de la Bible qui nous choquent aujourd'hui :

§           "Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves." (Exode 21, verset 7);

[Un homme peut donc vendre sa fille pour être esclave !]

§           "C'est des nations qui vous entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t'appartiendront, c'est d'elles que vous achèterez l'esclave et la servante." (Lévitique 25, verset 44).

[L'esclavage est donc permis à condition que les esclaves viennent des nations voisines !]

§           "Si la femme ne porte pas le voile, qu'elle se fasse tondre ! Mais si c'est une honte pour une femme d'être tondue ou rasée, qu'elle porte un voile ! L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image de la gloire de Dieu... Car ce n'est pas l'homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l'homme. Et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance..." (Saint Paul, dans la Première épître aux Corinthiens - XI, 6-10).

[Les chrétiens ont donc voulu faire porter un voile aux femmes avant les musulmans ! Et aujourd'hui les Français cherchent querelle aux filles qui veulent porter un voile à l'école : allez comprendre !]

§           "On travaillera six jours; mais le septième jour sera pour vous une chose sainte; c'est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera puni de mort." (Exode 35, verset 2).

[Dans l'esprit des 35 heures qui veut empêcher qu'on travaille trop, au lieu de payer double le travail du Dimanche, on aurait pu l'interdire en menaçant de mort quiconque travaille ce jour-là !]

§           "…tu n'ensemenceras point ton champ de deux espèces de semences; et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils." (Lévitique 19, verset 19).

[On comprend enfin pourquoi les amis de José Bové détruisent les cultures expérimentales OGM : il y a plusieurs espèces de semences dans le même champ. Mais on ne comprend pas comment tant de personnes osent porter des tissus en laine et polyester.]

§           "Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s'il commet un adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort." (Lévitique 20, verset 10).

[Les Turcs ont accusé l'Union européenne d'être un «club chrétien». Ils ont tort, les Européens ne respectant plus l'interdiction de l'adultère prescrite par ce verset; ils ont même imposé aux Turcs de ne pas le punir non plus !]

 

Les exemples ci-dessus montrent que la Bible aussi contient des textes qui nous choquent aujourd'hui. La différence entre le christianisme et l'islam est l'évolutivité :

§           Le christianisme permet que la religion évolue, lorsque le Pape le décide.

§           L'islam considère la religion comme immuable, les lois de Dieu ayant été définies une fois pour toutes lorsqu'il les a dictées au Prophète, et telles qu'elles figurent aujourd'hui dans le Coran et les Hadiths. Les hommes ne peuvent pas faire de lois, car ils seraient alors les égaux de Dieu et usurperaient son pouvoir. Il n'y a pas de Pape, mais certains hommes, les oulémas (docteurs de la foi), peuvent seulement interpréter les lois de Dieu pour les adapter aux situations qui se présentent.

 

[15] Livre "La République, les religions, l'espérance" par Nicolas Sarkozy, éditions cerf, octobre 2004

 

[16] Rapport de M. Régis Debray au Ministre de l'Education nationale "L'enseignement du fait religieux dans l'école laïque" (2002), téléchargé le 10/11/2004 de http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/brp/notices/024000544.shtml

 

[17] Documents officiels saisis en Irak : http://www.cnsnews.com/ViewNation.asp?Page=%5CNation%5Carchive%5C200410%5CNAT20041011a.html , page publiée le 11/10/2004 et téléchargée le 12/11/2004

§           Preuves des liens entre les services de renseignements irakiens et des groupes terroristes palestiniens, afghans, pakistanais, etc. pendant les années 1990-93 ;

§           Achat de bacilles d'anthrax et de gaz moutarde et d'équipement de mise en œuvre.

 

[18] Article "Muslim Scholars Increasingly Debate Unholy War" publié dans The New York Times du 10/12/2004

 

[19] Droits de l'homme de l'Union européenne :

§           Citoyenneté européenne : http://www.info-europe.fr/europe.web/document.dir/fich.dir/qr000517.htm

§           CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION EUROPÉENNE publiée le 18/12/2000 (texte intégral)  http://www.europarl.eu.int/charter/pdf/text_fr.pdf

§           Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales telle qu'amendée par le Protocole n° 11 publiée le 04/11/1950 à Rome http://conventions.coe.int/treaty/fr/Treaties/Html/005.htm

§           Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs http://www.cpdr.ucl.ac.be/cridho/CharteComDroitsSociauxFondamentaux.pdf

 

 

Daniel MARTIN

 

 

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