Les déficits publics américain et français

Mise à jour : 21/06/2006

Ce texte explique l'origine et les mécanismes de financement des déficits des Etats-Unis et de la France

 

Chiffres-clés des déficits publics américains et français

 

Chiffres 2004

Etats-Unis

France (euros traduits en milliards de dollars au taux 1€ = 1.25$)

PIB

11 750 G$

2 060 G$

Population (millions)

295

60

PIB par habitant ($) [11]

39 830

34 330

Déficit de l'Etat fédéral

327 G$  (2.8 % du PIB)

74.6 G$  (3.6 % du PIB)

Dettes de l'Etat fin 2004

7 600 G$  (65 % du PIB)

1 334 G$  (65 % du PIB)

Importations

1 476 G$

530 G$

Exportations

795 G$

535 G$

Solde commercial

déficit 681 G$

excédent 5 G$

Chiffres-clés 2004  (1 G$ = 1 milliard de dollars)

 

Ce qui se passe aux Etats-Unis

Pour favoriser leurs exportations, la Chine et le Japon ont d'abord besoin d'un dollar assez valorisé par rapport à leurs propres devises pour que les prix de leurs marchandises paraissent modestes aux Américains : les deux pays ont donc acheté aux Etats-Unis d'énormes quantités d'actions et surtout de bons (obligations) du Trésor ; cette demande de dollars a soutenu le cours du dollar contre les monnaies chinoise et japonaise ; l'importance des achats de bons du Trésor US est illustrée par le graphique ci-dessous, issu de [7] :

 

 

Achats trimestriels nets d'obligations du Trésor (Bonds)
et d'actions (
Equities) par des étrangers  (source : [7] page 132)

 

 

Ces achats de l'ordre de 100 milliards de dollars par trimestre durant depuis des années, la Chine et le Japon ont accumulé à ce jour d'énormes quantités de dollars : près de 700 milliards pour la Chine et 850 milliards pour le Japon, principaux pays acheteurs de ces obligations et actions. En somme, les étrangers financent l'économie américaine à hauteur de plus de 1 milliard de dollars par jour.

 

C'est ce que montre le graphique ci-dessous, issu de [12] :

 

 

L'excédent commercial (surtout Chine et Japon) finance le déficit des Etats-Unis
(source REXECODE)

(1) Obligations et portefeuilles d'actions de moins de 10 % du capital d'une société

 

 

La Chine et le Japon avaient ensuite besoin que l'économie américaine marche très fort, pour que les Américains achètent beaucoup et notamment leurs marchandises ; pour cela ils ont profité du besoin important d'emprunter du Trésor américain, qui finançait ainsi ses déficits ; ils ont accepté de prêter de l'argent en achetant des bons du Trésor proposés avec un taux d'intérêt très faible :

 

Le graphique ci-dessous montre (courbe en escalier inférieure) les taux d'intérêt de référence de la Réserve fédérale (la « FED »), qui sont restés à 2 % ou en dessous jusqu'à l'automne 2004.

 

 

Taux d'intérêt américains selon [7] page 118

 

 

(Les deux autres courbes, au-dessus, montrent les variations des cours des bons à deux ans et à dix ans constatés sur le marché.)

 

Avec des taux aussi bas, les Etats-Unis finançaient leurs déficits à très bon compte. Trouvant facilement des prêteurs, ils pouvaient donc maintenir les taux d'intérêt très bas, ce qui favorisait l'investissement des particuliers et des entreprises. Ces investissements importants faisaient à leur tour marcher les affaires : la productivité des entreprises progressait suite aux achats de matériel moderne, les ventes de maisons explosaient malgré des prix en hausse, créant une « bulle » immobilière, etc. Et les Américains, optimistes vu la marche de l'économie, le faible taux de chômage et leurs maisons qui prenaient de la valeur, achetaient beaucoup au lieu d'épargner [9].

 

En fait, pour empêcher l'économie américaine de s'emballer et l'inflation de s'installer, la Réserve fédérale remonte en ce moment ses taux d'intérêt de manière très progressive (partie droite de la courbe en escalier), promettant aux acheteurs actuels de ses obligations des taux de plus en plus élevés ; on s'attend à ce que le taux de référence atteigne 4 % fin 2005.

        Aux Etats-Unis, les investissements des entreprises et des particuliers coûtent donc de plus en plus cher, ce qui ralentit la croissance de l'économie. Et le dollar remonte peu à peu par rapport aux autres monnaies, car avec des taux d'intérêt plus élevés les obligations en dollars sont de plus en plus demandées par les investisseurs nationaux et internationaux, au détriment des actions américaines.

La logique des Chinois et des Japonais

Les Chinois et les Japonais exportent beaucoup de marchandises aux Etats-Unis. Après paiement de ces marchandises par les Américains, ils disposent donc de dollars dans des banques américaines. Ils s'en servent pour régler ce qu'ils importent des Etats-Unis, mais ces importations sont inférieures aux exportations et il leur reste beaucoup d'argent. Avec cet argent ils achètent des actions et des obligations américaines.

 

Contrairement à ce qu'ont affirmé certains par erreur, notamment dans [1], les Chinois et les Japonais n'ont jamais envisagé de revendre au cours du marché les obligations à taux faible achetées avant 2004. Leur valeur de revente baisse actuellement, car les nouvelles obligations émises par le Trésor depuis fin 2004 sont à un taux plus élevé (plus de 3 % mi-2005), mais peu importe : elles ne seront pas revendues, elles attendront d'être remboursées à leur échéance normale. Leur achat n'était pas un placement destiné à rapporter des intérêts, mais un moyen de soutenir le dollar et de maintenir ses taux d'intérêt bas, ce qui s'est effectivement produit.

 

Les Chinois et les Japonais se moquent même du fait que pendant un certain temps les taux d'intérêt faibles des bons qu'ils ont achetés étaient inférieurs au taux d'inflation américain : même en perdant 1 ou 2 % par an avec ces obligations, ils soutenaient ainsi l'activité de millions de travailleurs chez eux, ce qui valait beaucoup plus !

 

Cette accumulation d'avoirs en dollars n'a pas de valeur, en ce sens qu'elle ne permettrait pas aux Chinois ou aux Japonais de gagner de l'argent en réinvestissant ces fonds chez eux. Les Chinois reçoivent tellement d'investissements étrangers de toute manière que leur économie est en surchauffe ; ils ne pourraient pas investir cet excédent de dollars chez eux. Les Japonais ont eux aussi un excédent de liquidités, mais pour d'autres raisons, et leur taux d'intérêt de référence est bas : ils n'auraient que faire chez eux de la valeur rapatriée de leurs dollars.

        Les deux pays consacrent donc les dollars qu'ils reçoivent des Américains en paiement de leurs exportations à régler leurs importations, très inférieures à ces exportations, et à acheter des actions et des obligations. A très long terme, ces placements aux Etats-Unis peuvent constituer une rente utile.

 

Les Chinois et les Japonais n'utilisent pas non plus leurs dollars excédentaires pour importer des marchandises qu'ils pourraient revendre à bas prix à leurs populations, pour faire monter leur niveau de vie.

        Les Chinois estiment qu'il monte déjà assez vite, ce qui est vrai en moyenne nationale mais pas pour les régions qui ne profitent pas du développement explosif de l'industrie ; mais tant que les pauvres et les chômeurs ne se révoltent pas, les dirigeants chinois ne font pas grand-chose pour leur niveau de vie et d'emploi.

        Les Japonais estiment que leur niveau de vie est suffisant sans injection massive de biens importés supplémentaires. Leurs problèmes sont ailleurs : vieillissement de la population, centaines de milliers de jeunes qui rejettent le modèle de société japonais et refusent de travailler, banques en quasi-faillite suite à des prêts impossibles à rembourser…

Une situation injuste

A force de dépenser chaque année plus d'argent qu'ils n'en reçoivent, les gouvernements américain et français empruntent en émettant des obligations, ce qui accroît chaque année la dette publique totale, qui atteint la même proportion dans chacun des deux pays : 65 % du PIB.

 

En France, le document officiel [10] pages 56 et 59, montre que ce sont les administrations publiques qui accroissent chaque année leur dette totale en empruntant sous forme d'obligations : cette dette obligataire est passée de 208 milliards d'euros en 1990 à 791 milliards d'euros en 2003 (elle a presque quadruplé en 13 ans !) et continue à croître au même rythme moyen de 12 % par an.

 

Les deux gouvernements, américain et français, reportent donc chaque année sur les générations suivantes une dette de plus en plus lourde, qu'il faudra rembourser avec intérêts. C'est une attitude injuste à l'égard des générations suivantes.

Une situation dangereuse aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, cette dette publique qui s'envole est financée en grande partie par les Chinois et les Japonais. C'est grâce à leurs prêts que les Américains peuvent emprunter à taux réduit pour acheter des maisons et des voitures, et équiper leurs entreprises. Les Chinois et les Japonais prêtent ainsi de l'argent aux Etats-Unis parce qu'ils ont confiance : même si leurs obligations ne rapportent rien, le gouvernement américain les a toujours remboursées jusqu'ici et a toujours payé les intérêts promis. Et l'économie américaine est en pleine expansion.

 

Il est surprenant de constater que ce sont les Chinois, peuple encore pauvre, qui financent les Etats-Unis, et non l'inverse.

 

Le danger est qu'un jour Chinois et Japonais perdent confiance et cessent de prêter de l'argent aux Etats-Unis, ou qu'ils exigent des intérêts beaucoup plus élevés. Même si les Etats-Unis ont alors une chance de trouver de l'argent auprès d'autres prêteurs, les pays arabes par exemple, ils devront augmenter fortement leur taux d'intérêt, pour continuer à attirer des capitaux étrangers et leur payer une prime de risque.

        Cette hausse des taux américains ferait monter le dollar, ce qui serait mauvais pour les exportations américaines et ferait croître encore plus les importations, déjà excessives ; et elle freinerait fortement l'économie américaine, dont les investissements seraient brusquement devenus hors de prix. Cette économie risquerait alors d'entrer en récession ou en stagflation, ce qui freinerait les dépenses des consommateurs et leurs achats auprès de fournisseurs chinois, japonais… et européens. Une crise économique mondiale pourrait s'ensuivre.

 

Le danger des emprunts énormes et incessants des Etats-Unis a été dénoncé plusieurs fois et depuis longtemps par des économistes renommés, mais jusqu'ici sans résultat. Le gouvernement américain fait comme ses citoyens, qui n'épargnent guère : il dépense sans se soucier de l'avenir. Tout le monde sait que cette vie à crédit ne peut continuer indéfiniment, car un jour viendra où les prêteurs craindront l'incapacité des Américains de rembourser des dettes aussi énormes, mais personne n'a aujourd'hui la volonté ou le pouvoir de changer de cap.

 

La dette extérieure totale des Etats-Unis, de l'ordre de 10 000 milliards de dollars en 2005, est libellée en dollars : elle ne varie pas si le dollar monte ou baisse par rapport aux devises étrangères. Mais les actifs américains en devises étrangères sont de l'ordre de 7 000 milliards de dollars, et ils s'apprécient si le dollar baisse par rapport aux devises étrangères. Une baisse du dollar ferait donc monter la valeur des actifs étrangers des Etats-Unis sans changer leur dette, ce qui constitue un bénéfice net et encourage les Américains à ne pas redouter une baisse du dollar.

        En outre, les intérêts qu'ils paient sur leur dette de 10 000 milliards de dollars sont très faibles (parce que la plupart des bons du trésor américain ont été émis avec un taux d'intérêt minime) alors que leurs 7 000 milliards de dollars d'actifs étrangers sont placés à un taux supérieur d'environ 3 % à celui des bons du trésor : au total, malgré leur dette énorme, les Américains gagnent encore de l'argent.

Une accusation américaine sans fondement : « vous n'importez pas assez ! »

Plusieurs voix se sont élevées aux Etats-Unis pour affirmer que le déficit commercial de ce pays n'était pas dû à la frénésie d'achat de ses habitants, mais au fait que l'Union européenne n'importait pas assez de marchandises américaines. Elles expliquaient cette modestie de nos importations par notre stagnation économique (réelle, hélas !) et notre peur de l'avenir, illustrée par le taux d'épargne très élevé des ménages français [9].

 

La vérité concernant nos importations est toute autre : nous importons bien plus, en proportion de notre population et de notre PIB, que les Américains. A elle seule, la France, accusée de trop épargner, a importé en 2004 pour 530 G$ de biens et de services, alors que les Etats-Unis en importaient seulement 1476 G$, pour une population 5 fois plus importante et un PIB presque 6 fois plus important.

        Il est vrai que la croissance américaine étant bien plus vigoureuse que la nôtre, l'écart a tendance à se réduire, mais en attendant les Américains sont au moins aussi cigales que nous sommes fourmis, et notre économie est plus ouverte au commerce international que la leur.

Le gaspillage de pétrole des Américains

Un bon exemple d'insouciance irresponsable face à l'avenir est fourni dans le texte "Pétrole aux USA : gaspillage et pollution". Les documents officiels [2] et [3] précisent les chiffres accablants en matière de coût des importations, de gaspillage par surconsommation des voitures et de pollution atmosphérique.

 

Optimistes, beaucoup d'Américains comptent sur de grandes avancées technologiques pour apporter des solutions miracles : moteurs de voitures ne polluant pratiquement plus et consommant très peu, usines et bâtiments économes en énergie… Ils citent l'exemple des Toyota Prius, qui consomment beaucoup moins que les voitures américaines grâce à leur propulsion mixte essence-électricité. Ils ont lancé la construction de dizaines de centrales nucléaires. Mais en attendant, chaque année qui passe voit croître la consommation de pétrole et le coût de son importation.

L'intégration économique Chine - Japon - Etats-Unis

La principale raison de la poursuite du financement de l'économie américaine par les Chinois et les Japonais est que les économies de ces trois pays sont de plus en plus intégrées. De plus en plus de grandes entreprises de l'un des pays ont des sites industriels et des filiales de vente dans les trois pays. Chacun des trois pays a de plus en plus besoin des autres. Les rivalités commerciales et d'accès aux ressources de base (pétrole, métaux, etc.), qui existent et se développent, sont compensées par une coopération et une complémentarité de plus en plus poussées.

 

Pour éviter l'incident qui entraînerait la perte de confiance, l'arrêt des achats d'obligations américaines et la récession mondiale, les trois pays ajustent de manière très progressive leurs taux d'intérêt et de change, pour laisser chaque fois aux économies le temps de s'adapter. Si ces ajustements agissent suffisamment et si le gouvernement américain et son peuple prennent conscience de leurs responsabilités et se mettent à économiser davantage, la crise sera évitée. Sinon…

La France sauvée par l'euro… pour combien de temps ?

Heureusement pour le reste du monde, une crise économique française - même grave - ne peut nullement, à elle seule, entraîner une récession mondiale. Non seulement l'économie française est presque 6 fois plus petite que celle des Etats-Unis, mais son intégration dans la zone euro dilue l'effet de l'insouciance constante de nos gouvernements, qui à l'échelle font autant de dettes que celui des Etats-Unis d'aujourd'hui.

 

Mais notre déficit excessif constant, et notre dette publique dépassant la limite de 60 % imposée par notre appartenance à la zone euro, ont chez nos partenaires de cette zone des retombées néfastes. C'est du reste pour éviter ces retombées que les limites de 3 % de déficit budgétaire et de 60 % de dette publique par rapport au PIB ont été adoptées dans la zone euro - avec notre plein accord. L'Union européenne risque donc de nous imposer des sanctions pour nous obliger à cesser de pénaliser nos partenaires du fait de nos déficits. En somme, notre économie ne bénéficie pas, comme celle des Etats-Unis, d'une confiance des autres pays si grande qu'ils financent notre insouciance.

 

 

Daniel MARTIN

 

Références

[1]   The New York Times du 20/07/2005 article "Joined at the Hip"

 

[2]   Ministère de l'énergie des Etats-Unis "World Oil Demand per Capita by Region, 2001" texte téléchargé le 22/07/2005 de http://www.eia.doe.gov/pub/oil_gas/petroleum/analysis_publications/oil_market_basics/Dem_image_Cons_per_cap.htm#Consumption of Oil Per Capita

 

Consommation de pétrole par habitant et par jour en 2001

 

[3]   Ministère de l'énergie des Etats-Unis - "Country Analysis Briefs - USA" texte téléchargé le 22/07/2005 de http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/usa.html. On y trouve les renseignements suivants :

§           Volume net de pétrole importé aux Etats-Unis en 2004 : 11.8 millions de barils/jour, dont 2.4 venant du Golfe ;

Au prix de $50/baril, les importations de pétrole coûtent 590 millions de dollars/jour, c'est-à-dire 215 milliards de dollars par an. Cette somme représente à elle seule près du tiers du déficit cal américain.

Le graphique ci-dessous montre la croissance ininterrompue de la consommation totale de pétrole des Etats-Unis, croissance toutefois bien moins rapide que celle du PIB et des emplois.

 

 

 

 

§           Consommation de pétrole des Etats-Unis : 20.4 millions de barils/jour, dont 58 % sont importés ; à eux seuls, les Etats-Unis consomment près du quart de la production mondiale de pétrole de 83 millions de barils/jour en 2004 d'après [4] ;

§           Le pétrole représente 40 % de l'énergie totale consommée aux Etats-Unis, le gaz naturel 24 % et le charbon 23 %, le reste (13 %) étant de l'électricité hydraulique ou nucléaire ;

§           Les Etats-Unis sont le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (6 millions de tonnes/jour en 2005, 20 % de plus qu'en 1990).

Le Président G. W. Bush a lancé un programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 18 % par rapport au PIB entre 2002 et 2012. C'est mieux que rien, mais si le PIB croît en moyenne de 3 % par an comme en ce moment, en 10 ans il aura augmenté de 34 % et la réduction de 18 % prévue aura pour résultat une augmentation des émissions de 16 %! Il est donc clair que, pour M. Bush, la pollution de la planète passe après l'économie ; c'est pourquoi il a refusé de signer le protocole de Kyoto de décembre 1997, qui engage les pays industrialisés à réduire globalement d'ici à 2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % par rapport à 1990.

Heureusement, en 2003 15 états américains avaient voté de leur côté des lois de développement des énergies renouvelables et/ou de réduction des émissions polluantes.

 

[4]   Ministère de l'énergie des Etats-Unis - "World Oil Supply 1970-2004" table Excel téléchargée le 22/07/2005 de http://www.eia.doe.gov/emeu/ipsr/t44.xls

 

[5]   INSEE Première n° 1035 - juillet 2005 "Les comptes extérieurs de la France en 2004"  http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1035.pdf

 

[6]   INSEE Première 1017 - mai 2005 "Les comptes de la nation en 2004" http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1017.pdf

D'après ce document, en 2004 (en euros 2004) :

§           Le PIB de la France a été de 1648.4 milliards d'euros, en hausse de 2.3 % sur 2003 ;

§           Les impôts ont été de 444.3 milliards d'euros, les cotisations sociales effectives de 268 milliards d'euros ;

§           La pression fiscale totale, c'est-à-dire les prélèvements obligatoires, a donc été de 444.3 + 268 = 712.3 milliards d'euros, c'est-à-dire 43.4 % du PIB, en hausse de 0.3 % par rapport à 2003 ;

§           Le déficit public a été de 59.7 milliards d'euros (3.6 % du PIB), accroissant la dette publique de 71.4 milliards d'euros ; cette dette totale atteint 1067 milliards d'euros fin 2004 (64.7 % du PIB) et ses intérêts dépassent 40 milliards d'euros par an et absorbent la quasi-totalité de l'impôt sur le revenu ;

§           Les exportations ont été de 428.1 milliards d'euros (25.9 % du PIB)

 

[7]   Federal Reserve Board "Monetary Policy Report to the Congress" 16/02/2005

 http://www.federalreserve.gov/pubs/bulletin/2005/spring05_mpr.pdf

 

[8]   "Panorama du marché obligataire français" (mars 2005) texte téléchargé le 24/07/2005 de http://www.cob.fr/documents/general/6046_1.pdf

 

[9]   Taux d'épargne des ménages en pourcentage de leurs revenus selon Le Figaro économie du 20/06/2005 : 0.9 % aux Etats-Unis et 15.4 % en France. Ces taux montrent bien l'optimisme des Américains et le pessimisme frileux des Français.

 

[10] Autorité des Marchés Financiers (AMF, ex COB) "Revue mensuelle de l'AMF - mars 2005 - Panorama des marchés financiers" http://www.amf-france.org/documents/general/6178_1.pdf

 

[11] Compte non tenu des parités de pouvoir d'achat. En tenant compte de celles-ci, selon [9] le niveau de vie des Américains est 35 % plus élevé début 2005 que celui des Français.

 

[12] MEDEF 2006 Rapport Cartes sur table

http://www.medef.fr/staging/medias/upload/95438_FICHIER.pdf

 

 

 

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